‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 277 sur 460 · Carm. vi · texte numérisé non relu

Carm. vi

esprit nouveau. Tel VEpithalame qu'il composa pour le mariage de Julien (le futur Julien d'Eclane, l'adversaire de saint Augustin) et de Titia ' : son spiritualisme chrétien en élimine toute évocation voluptueuse dans le goût des Catulle et des Claudien ; le Propempticon adressé à Niceta, l'apôtre des Daces, l'évêque de Remesiana - ; la Consolation où, à propos du deuil de Pneumatius et de Fidelis frustrés de leur fils Celse, il évoque avec attendrissement le souvenir de son unique enfant, mort naguère en Espagne peu après sa naissance ^ D'autres pièces imitent l'allure familière d'une épître d'Horace *, ou prennent la gravité d'inscriptions destinées à commenter pour le peuple les peintures murales des églises ^

On voit de quelle variété eut souci ce talent facile, aisé, limpide, et combien son effort dut contribuer à la christianisation de la poésie latine. Paulin n'avait point de génie, mais il avait des dons tempérés, d'une délicatesse parfois charmante, et une heureuse disposition à la poésie intime et personnelle, a La source qui s'épanche, si abondante et si claire chez Grégoire de Nazianze, si tumultueuse chez Augustin, on en voit sourdre quelques gouttes chez lui ; le filet est mince, mais l'eau est bien la même ". » C'est en grande partie grâce à lui que Noie devint « une des villes saintes de l'Occident' ». Paulin lui-même fut admiré

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