Cf. X, tg et s
6. Carm. xii à xvi ; xviii à xxi ; xxiii ; xxvi à xxix. Le Carmen xii a 39 vers, le Carmen xxi en compte 858. Ces pièces s'encadrent entre SgS et 407.
7 Carm. xiv, a : « Qua corpore terris | occidit et Christo superis est natus in astris ». — D'où le titre Natalicia (Cf. Ep. xxvni, 6).
éviter complètement la difficulté, Paulin a assez habilement diversifié sa matière, en racontant soit les épisodes de la vie du saint, soit les miracles accomplis par son intercession. Ces poèmes fournissent une foule de traits originaux pour l'histoire des dévotions populaires *. La description de la nouvelle Basilique de saint Félix mérite d'attirer l'attention des curieux de l'art chrétien \ On peut recueillir aussi quelques Indications précieuses sur l'évolution intime de Paulin \ moins discret ici que dans sa prose, et sur les luttes religieuses de l'époque qu'il vise plus d'une fois sans pourtant glisser au ton d'un polémiste*.
Il chercha une autre source d'inspiration dans la Bible, dont il signalait à Jovius l'inépuisable fécondité pour un poète en quête d'une manière digne d'une plume chrétienne ^ C'est Paulin qui ouvre la nombreuse lignée des poètes imitateurs des Psaiimes\ Renouvelant la tentative de Juvencus, il paraphrasa aussi l'Evangile en 33o hexamètres pour célébrer saint Jean-Baptiste '. On lui a reproché d'édulcorer à l'excès la poésie hébraïque : soucieuse avant tout d'édifier, son âme tendre et modérée choisissait d'instinct les traits propres à toucher, en émoussant de son mieux ceux cjui auraient pu blesser les profanes.
Il n'était pas jusqu'à certains genres favoris du paganisme dont il ne s'emparât pour y infuser un
1. G. BoissiER en a habilement mis en œuvre quelques-uns (Fin du Pagan., Il, 94 et s.).
a. Carm. xxvii-xxvui.