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CHAPITRE V Saint Jérôme et son temps

BIBLIOGRAPHIE

I. — Saint Jérôme. — Voir le Tableau n" VII. L'ouvrage fondamental sur saint Jérôme est celui de Grutzmacher, Hieronymus, 3 vol., L. et B. 1901-1908 : cf. P. de Labriolie. dans B.A.L.A.G., 1914, p. 235-240, 304-306, où la « littérature » récente est passée en revue. Il y aurait place pour une biographie de Jérôme, conçue à la française, et qui, aux qualités solides dont Grutzmacher a marqué son œuvre, unirait un effort plus constant vers l'impartialité. — Sur la langue de saint Jérôme, cf. H. Goelzer, Etude lexic. et gramm. de la latinité de S. Jérôme, P. 1884; A. Ottolini, La rettorica nelle Epist. di Girolamo da Stridone, Grémone 1905; G. Kunst, de S. Hier, studiis Ciceronianis (Diss. philol. Vindob., vol. XII. p. 2 [1918]) ; Reiter, dans B.ph.W., 1919, p. 642, 666, 690 ; L. Laurand, dans R.S.R. 1919, p. 371-2.

II. — RuFiN. — L'œuvre de Rutin est très dispersée et n'a pas encore été réunie en un Corpus. — A) Traductions. Les lns~ tituta monachorum, de saint Basile, ont été publiés par Holstenius. Codex regularum monasiicarum et canonicarum, Augsbourg (1759), I, 67-108 ; les neuf discours de saint Grégoire de Nazianze figurent dans G.V.. XLVI (1910) : Migne, P.G.. XXXVI. 735, n'en donne que le prologue. Le de Principiis d'Origène se trouve dans P.G., XI, 111-414. et dans C.B. (1913, par Koetschau); l'Histoire Ecclésiastique d'Eusèbe de Gésarée, dans P. G.. XX, 45-906. et G.B. (1903/1909, par Schwartz et Mommsen) : les deux derniers livres, qui se rapportent à 324-395, sont de Rufin luimême, et ont trouvé place aussi dans P.L., XXI, 461-540;

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O.-F. Fritzsche a donné, à Zurich, en 1873, VEpistuln ClcmentÂs ad lacobum ; les Sentences de Sextus sont dans Gilderneister, Bonn 1873, et A.. Elter, Gnomica, L. 1892 ; le de recta in Deum fide, dans C.B. (1901, par Van de Sande Bakhuyzen). Les autres traductions sont insérées aux tomes I, XII, XIII, XIV, XVII, XXXI, XXXII, de la Pair. Grecque; VHisioria monacho7-uni est dans P.L., XXI, 623-688. — B) Ouvrages personnels. P.L., XXI, 295- 688. — C) Ouvrages inauthentiques. Ibid. Le Commentarius in prophelas minores très Osée, Joël et Amos serait de Julien d'Eclane, d'après dom Morin, R.Bén., XXX (1913). 1-24. Dom Wilmart, B.Bén., XXXI (1914), 258-276, restitue le Commentarius in lxxv Dauidis psalmos à Litbert, abbé de Saint-Ruf (xii' s.).

III. — Les Pèlerinages en Terre-Sainte. — Itiner. Burdigalense (a. 333), P.L., Vm, 783-796; Geyer, dans C.V., XXXIX, 1-33; Peregrinatio Aetheriae (c. 395), C.V., ibid., 35-101; W. Heraeus, Heidelberg 1908 (Samm/. vulgârlat. Texte, 7); Eucherii quae fertur de situ Hieros. urbis (V s.), C. V., p. 123-134 ; Breviarius de Hieros. (v-vi« s.), C.V., p. 151-155. Voir Geyer pour les autres récits plus tardifs. — A consulter : F. Cabrol, Étude sur la Peregrinatio Silviae, les églises de Jérusalem, la discipline et la liturgie au /P siècle, Paris et Poitiers 1895; J. Anglade, De latinitate libelli qui inscriptus est Peregrinatio ad loca sancta, P. 1905 ; E. Lôfstedt, Philol. Kommentar zur Per. Aetheriae, Upsala 1911. Trad. anglaise de la Peregr. Aetheriae, par J.-H. Bernard, Lo. 1891.

IV. — Sulpice-Sévère. — P.L.,XX, 95-248; Halm, dans C.V., 1. 1 (1866) ; texte et trad. française de la Chronique par Lavertujon, 2 vol., P. 1896-1899; éd. de la Vita Martini, par Diibner-Lejay, P. 1890- A consulter : H. Goelzer, Gramin. in Sulpitium Severum obseruationes, P. 1883. — ■ Trad. française de l'œuvre de Sulpice- Sévère par Herbert et Riton, dans la Biblioth. Panckoucke, P. 1848-9, 2 vol.

SOMMAIRE

L La destinée de saint Jérôme. — II. Les années de formation. — in. Les biographies de moines. — IV. La Chronique. — V. Les traductions d'Origène. — VL Saint Jérôme à Rome. Le conseille

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des patriciennes. Le satirique. — VIT. La Discussion entre un Luciférien et un Orthodoxe. Uadv. Helvidium. — VIIL Saint Jérôme traducteur des Livres Saints. La première phase. — IX. Le départ pour l'Orient. La seconde phase. — X. Saint Jérôme et l'hebraica ueritas. Les réserves de saint Augustin. — XI. Les Commentaires de la Bible. — XII. Le de Viris illustribus. L'ado. Jovinianum. Le contra Vigilantium. Les Dialogues contre les Pélagiens. — XIII. La querelle origéniste. Rufln d'Aquilée. — XIV. La personnalité de saint Jérôme. — XV. Les pèlerinages en Terre-Sainte. La Peregrinaiio Aetheriae. — XVI. Sulpice- Sévère.

Saint Jérôme a eu, parmi les principaux représentants de la pensée chrétienne au IV^ siècle, une destinée particulière.

En un temps où déjà les dignités ecclésiastiques assuraient par elles-mêmes une influence et un prestige, il ne fut ni évêque, comme saint Hilaire, saint Augustin ou saint Ambroise, ni archevêque, comme saint Basile, ni patriarche, comme saint Jean Chrysostome. 11 aurait peut-être été pape, il est vrai, sans les animosités qu'il déchaîna. Lui-même nous apprend que lors de son séjour à Rome, de 382 à 385, l'étroite intimité qui le liait au pape Damase l'avait désigné à presque tous les regards comme son successeur éventuel. «... Totias in me Urbis studia consonabant. Omnium paene iiidicio digniis summo sacerdotio decernebar *. » Une cabale l'écarta du pontificat, et nous pouvons croire qu'il s'en consola sans peine, puisqu'il conservait sa chère liberté. Il avait accepté le sacerdoce,

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