‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 357 sur 460 · Par ex. au début de VEp. cclxi · texte numérisé non relu

Par ex. au début de VEp. cclxi

56o SAINT AUGUSTIN

comte Boniface, que saint Augustin lui-même intitule dans ses Rétractations « liber de correctione Donatistarum ^ ». La pièce ccxiii s'en écarte encore davantage : c'est une sténographie de la séance tenue dans l'Église de la paix, à Hippone, le 26 septembre 426, où Augustin fit agréer à ses ouailles le prêtre Éraclius comme son successeur éventuel pour le siège épiscopal de cette ville.

Au point de vue de l'histoire religieuse, et même de l'histoire de la civilisation, ce recueil est de première importance. D'année en année, on y sent grandir le prestige d'Augustin. Il est le pape vénéré vers qui se tournent les yeux de la chrétienté d'Occident, et à qui les empereurs eux-mêmes jugent indispensable d'adresser un double des lettres officielles qu'ils expédient au primat de Garthage. De tous côtés on le consulte, et ces questions, même les plus délicates % même les plus saugrenues ', provoquent ses longanimes réponses. Avec une ardeur, une bonté inépuisables, il console, il instruit, aussi prompt à fournir à une communauté de religieuses un minutieux règlement de vie* qu'à traiter les grandes questions de la grâce, du libre arbitre, ou de la légitimité du métier des armes.

Saint Augustin n'avait pas, sauf exception, l'habi-

I. De même les lettres mentionnées dans le Tableau n* VIII. a. Cf. Ep. ccLxii : on remarquera la sagesse de ses directions dans un différend d'ordre conjugal et intime.

3. Cf. l'Ep. ccv, où l'on voit que Consentius s'était enquis auprès de lui : « utrum nunc corpus Domini ossa et sanguinem habeat, aut reliqua carnis linearaenta. »

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