Traduit ibid
h. Hist. de la civil, en France, iv" leçon.
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sède plus par la puissance des armes * » , ainsi qu'un bel éloge de saint Augustin*.
Prosper, encore qu'il reconnaisse en prose les vertus de ses adversaires (dans sa lettre à saint Augustin), les traitait en vers sans aucune bienveillance. Au moins la discussion, dans le de Ingratis, est-elle claire et vive, quelque malaisé qu'en soit le sujet; parfois même elle se réchauffe d'une éloquence née chez Prosper de la fougue de sa foi augustinienne, qui accepte avec enthousiasme les rigueurs et même les obscurités de la doctrine du maître.
« Si vous demandez pourquoi dans la multitude innombrable d'hommes qui sont sur la terre. Dieu en choisit quelques-uns pour les faire renaître en Jésus-Christ et laisse périr tous les autres, quoique la même condamnation enveloppe tous les hommes et qu'il n'y ait que la grâce qui distingue les créatures égales en mérites, nous ne sommes pas assez téméraires pour chercher plus <ivant, pour essayer de pénétrer dans des voies qui nous sont ■cachées ni pour porter nos pas dans des sentiers inaccessibles.
Au de Ingratis on peut joindre une série de petits poèmes ; par exemple, deux épigrammes en vers élégiaques contre un obtrectator Augustini, l'épitaphe ironique des hérésies nestorienne et pélagienne ; 106 épigrammes où sont transposées en vers diverses pensées du Liber senteniiarum que Prosper avait luimême compilé d'après les œuvres d'Augustin.
Le seul ouvrage où Prosper ait fait partiellement abstraction de l'idée unique qui absorbait son intelligence et son dévouement, c'est la Chronique. Il y développe la Chronique de saint Jérôme, en s'aidant des fastes des consuls {consularia lialica) et la condui-