‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 369 sur 460 · C'est le Chronicon dit uulgatum · texte numérisé non relu

C'est le Chronicon dit uulgatum

a. = Chronicon dit integrum. Parmi les chroniques qui se rattachent plus ou moins directement à la chronique de saint Jérôme il faut citer encore celle d'Hydatius (f vers 468) qui va de 870 à 468 [Migne, LXXIV] ; du comte Marcellin (f après 534), de 879 à 534, intéressante par l'Empire d'Orient [Migne, L1] ; de Marins d'Avenches (f BgS), de 455 à 58i [Migne, LXXII] ; de Victor de Tunnuna (f 569), de 444 à 667 — dans la partie conservée — [Migne, LXVIIIJ ; de Jean de Biclaro, continuateur de Victor pour les années 567-590 [Migne, LXXII]. Toutes ces chroniques ont été recueillies par Mommsen, dans les Chron. Minora, vol. II (M. G. H., XI [.894]).

3. L'histoire des éditions de saint Prosper est résumée par L. Couture, dans B.L.E., 1900, p. 270-382, qui indique l'usage qu'au xvn' s. tit de ses oeuvres le Jansénisme. Intéressantes citations modernes dans J.-J. ku- PÈBE, Hist. lilt. de la France avant le XII' s., II, p. 5o et s. — Migne (t. Ll) a reproduit l'édition de Luc Urbain Mangeant (Paris 17 n). La Chronique est imprimée aussi dans M. G. H. , IX, 'i, p. 341(1893, Mommsen). — On ne peut attribuer avec quelque certitude à Prosper le De promissionibus et praedictionibas Dei (P.L., LI, 607), le Poema coniugis ad uxorem (P.L., LI, 611 ; C.V., XXX, 344); le de Prouidentia diulna (P.L., LI, 617); la Confessio Prospéri (P.L., LI, 607); les Praeleritorain sedis apostolicae episcoporum auctoriiales de gratia Dei (P.L., LI, jo5 ; L, 53i). Discussion dans Valentin, S. Prosper d'Aquitaine, Paris, 1900, qui étudie également la langue et le style de Prosper (p. 433-563) — Trad. franc, du de Ingratis, par Lemaistre DE S.^^CY, P. i646 et i65o; de l'ensemble des œuvres de Prosper, par Le- <2UEUX, P. 176a ; divers opuscules ont été insérés dans la trad. de saint Augustin, au tome XXXII.

578 l'augustinianisme

théories d'Augustin. Aussi les ardentes controverses de l'époque renaîlront-elles, avec quelle virulence on le sait, bien des siècles après.

Le prêtre gaulois Evagrius essaya de reprendre vers [xko, dans son Altercatio legis inter Simonem ladaeum et Theophilum Christianum ', la tradition du dialogue littéraire dont l'apologétique chrétienne s'était servie dès le milieu du second siècle. La mise en œuvre y est d'une simplicité presque naïve. (( Fuit igitur altercatio legis inter quemdam Simonem ludaeum et Theophilum Christianum. ludaeus igitur sic ait... » Voilà tout le prélude. La discussion une fois amorcée, Théophile s'y fait la part de plus en plus large, et prodigue à son adversaire les textes significatifs de l'Ancien Testament. Bientôt le juif fléchit ; il allègue encore par acquit de conscience quelques objections, vite réfutées ; enfin il s'avoue vaincu, demande le baptême, et adresse à Dieu une prière d'action de grâces qui clôt le colloque. L'enjeu avait d'ailleurs été fixé dès le début : « Quod si tu me hodie uiceris, facito Christianum : aut ego cum te superauero, faciam Nazaraeum ludaeum. » Nous sommes loin de l'enjouement et de la finesse de ÏOctauius, ou même de la souple dialectique de tel dialogue de saint Augustin.

I. P.L., XX, 1165-1182; Harnack. T. U., 1,3 (i883); Bratke, dans C.V.. t. XLV (190/1). — Notes critiques de Stangl, dans B.ph.W., 1916, n" a3 à 26. — La thèse de Harnack, d'après qui VAltercatio serait une traduction ou un remaniement de la Dispute entre Jason et Papiscus, par Ariston de Pella (vers i4o), a été défavorablement accueillie.

Page 1