Il dit Tarraconem nostrum (Ada. Pag., Vil, x\n
a. Ep. CLxvi, 2.
3. Ep. cLxvi. Il paraît probable qu'Orose emporta aussi ï'Ep. clxvii et quelques autres opuscules destinés à mettre Jérôme au courant des idées augustiniennes sur la grâce. Cf. Brochet, Saint Jér. et ses ennemis, P, 1906, p. 45i et s. — Pendant son séjour à Jérusalem, en décembre Ixib, furent découvertes les reliques de saint Etienne par le prêtre Lucianus de Kaphar Gamala, qui fit de cette invention une relation en grec, bientôt traduite en latin par un prêtre espagnol qui se trouvait là, Avitus de Bracara (P.L., XLI, 8o5-8i8;. Orose emporta plus tard une partie de ces reliques à Minorque, où beaucoup de Juifs se converlirent à ce propos : récit des faits par l'évêque de Minorque, Severus, dans P.L., XLI, 831-882, et XX, 781-746.
582 l'église et les barbares
des Pères réunis au concile de Diospolis (sur la côte du Pont-Euxin), en décembre de cette même année'. Mais ce concile « lamentable », selon l'expression de saint Jérôme, ne tourna nullement à la confusion de Pelage, et Orose, dépité, revint vers Augustin au début de 4i6.
C'est sur le conseil de son maître qu'il se mit à son grand ouvrage, Vadaersum Paganos libri VU ; il y travailla avec tant d'ardeur que, dès 417, il l'avait à peu près terminé ^
Cette histoire se rattache par un lien direct à la Cité de Dieu, particulièrement au IIP livre où Augustin avait établi le bilan des maux jadis soufferts par Rome, et que les dieux avaient été impuissants à détourner d'elle. Augustin pensa que son esquisse pourrait être utilement reprise et amplifiée, afin d'annuler le grief païen sur l'infortune prétendument exceptionnelle des débuts du V" siècle. Ce dessein, Orose l'explique clairement dans sa préface. Il s'agissait pour lui de recueillir dans les annales des peuples les spécimens les plus significatifs des maux de l'humanité : guerres, maladies, famines, tremblements de terre, inondations, ravages de la foudre et de la grêle, parricides, turpitudes, et de classer ces calamités dans le cadre d'une sorte d'histoire universelle ^
Il va de soi qu'en deux ans Orose ne pouvait songer
I. Cf. Franefurth, Aiigastinas u. die Synode za DiospoUs,B. igoli. a. Il compte en effet 56i8 années depuis la création du monde jusqu'au moment où il écrit (VII, xnn, 19; Za-NGemeister, p. 564). I. Voy. le Prologue ix-x ; cf. I, xxi, ai.