‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 382 sur 460 · Ëp. XXVIII (du i3 juin iig · texte numérisé non relu

Ëp. XXVIII (du i3 juin iig

3. Cf. F. Ferhère, dans Bev. de PhiloL, 1901, p. no-ia3, Sao-SBG.

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frances infligées aux évêques, aux prêtres, aux vierges consacrées, aux simples fidèles. L'histoire de Victor de Vite a le tour d'une longue et douloureuse Passio martyrum. En plus d'un cas l'auteur tient à marquer qu'il a été le témoin des faits qu'il rapporte, ou qu'il en a vu les victimes. Il a pris le soin d'insérer diverses pièces officielles dans sa narration, par exemple l'édit d'Hunerich prescrivant de donner toute liberté de prédication aux évêques ariens ; l'ordonnance préparatoire au colloque de Carthage en 484 ; le libellas fidei d'Eugène, évêque de Carthage (1. II) ; un second édit d'Hunerich contre les catholiques, prélude de nouvelles atrocités (1. III). Les récits de Victor ont l'attrait de l'horrible : il s'attarde à décrire les pires tortures, à dénombrer les coups, à faire voir les chairs pantelantes. Il cherche les effets oratoires et il emprunte volontiers ses tours et ses mots à la langue poétique ; mais ce souci de l'effet s'allie chez lui à une incuriosité ou à une ignorance remarquable de la morphologie et de la syntaxe traditionnelles.

Vigile de Thapse (= Thapsus, en Byzacène) assista au colloque de Carthage (i" février 484) entre évêques catholiques et ariens, raconté par Victor de Vite dans son Histoire de la persécution des Vandales. Parmi les traités que le jésuite Chifflet a revendiqués par lui dans son édition de i664, reproduite par Migne \ il n'en est que deux qui soient certainement authen-

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