TERTULLIEN ET L ÉGLISE DE SON TEMPS
possession de leur foi, mais exposés, en raison de leur naïveté même, aux sophismes amollissants* ; les intellectuels, qui se piquaient d'aborder les plus abstruses questions de la métaphysique religieuse ^ ; il y avait les faibles, les « chrétiens en l'air' », qui, loin de goûter le martyre*, la persécutions la pénitence*, se montraient amis avant tout de leur tranquillité ', et prétendaient s'aménager ici-bas une vie aussi confortable que possible, fût-ce au prix des plus fâcheuses compromissions*; les « libéraux », qui rêvaient de réconcilier le christianisme avec le siècle ou se refusaient du moins à toute provocation inutile " ; les rigoristes, enfin, âmes pareilles à celle de Tertullien.
I. « Qui simpliciter credidisse contenti nonexploratis rationibus tradi. tionum iatentam probabiletn fidem per imperitiam portant. » (De Bapt., 1) ; « rudes animas » (adu. Marc, I, ix) ; « Nam et multi rudes et plerique sua fidc dubii, et simplices plures quos instrui, dirigi, muniri oportebit » (De Res. C, n) ; « Simplices enim quique, ne dixerim imprudentes et idiotae, quae maior semper credentium pars est » [adu. Pr., u ; cf. ibid. i).