‹ Histoire de la littérature révolutionnaireChapitre 14 sur 40 · MADAME DE LINTZ · texte numérisé non relu

MADAME DE LINTZ

Eh bien, ma chère nièce) prenez rotre rcyanche, ripostez. Atcc TOtre préVentîon contre l'Amour, vous ne manquez pas de chansons qui lai déblaren^ la guerre.

BIADAMÊ D^ERBY

Oh I qui est-ce qfùi n'en fait pas ? Maîâ ce n^estpas mon tour, et ces dames nous en diront é^ plus agv^bles.

LA MARQUISE

Ma chère d'Erby^ supposons-nous en loge de Fcanei^ Bfaçoiis ; Pégàlité en est la presûère loi, et il ne faut pas que ce soit la prétention qui décide, mais l'à-propos. La balle TOUS fient, renyoyez-la.

MADAME d'eRBY

Sr on me l'adresse souvent, je serai fort embarrassée, mon répertoire n'est pas considérable.

Air. Il est si sot, si sot, si sot.

Tout amant comme Tabeille^ Veut la rose du plaisir.

La rose accorde au désir Son étamine vermeille ; Mais elle lui refuse son sein Au Papillon libertin.

l«*ouyre-t-eIle ? il la fiéfrit soudain.

Je suis la fille de Flore, Le PapiUon en est ramant.

S'il est sémillant, charmant, Il est plus Tolage encore ; Et l'étincelle du sentiment, • Qui sut embraser nos cœurs, S'éteint toujours au sein des faveurs.

TotLs les convives ensemble, excepté Saintré : Charmanie, bonne folie I excellente, et chantée comme un ange!

Avouez que voUà une unanimité touchante. Mais, allez-vous me dire, est-ce ainsi que l'auteur se propose d'éduquer ce sexe aimable et fragile que l'éducation moderne s'obstine à vouer à la frivolité? Mon Dieu oui, et durant mille pages. Malt alors si M"® de Chanceaux pousse aussi loin la plaisanterie, quelles seront donc celles du commandeur?

Le voici qui chante.

Page 1