‹ Histoire de la littérature révolutionnaireChapitre 38 sur 40 · DES FRANÇAIS · texte numérisé non relu

DES FRANÇAIS

De rordre,et surtout de la vérité.

Par les continuateurs de Fréron.

Pro Oeo, Rege et Patria.

Les rédacteurs de P Année Littéraire^ frappés d'effroi^ comme la saine partie du public, à la vue de cette foule innombrable de feuilles et de pamphlets périodiques, où l'on trouve tout excepté la yérilé, et dont les auteurs, déchirant sans pudeur et sans retenue le parti auquel ils ne sont pas attachés, sèment Terreur et le mensonge, font circuler la calomnie et les blasphèmes, ont pensé qu'il était de leur devoir de faire effort contre ce torrent impur.

Une épouvantable conspiration s'est formée contre Pautel et contre le trône. Les principes de justice, de fidélité, de morale, de saine politique, sont attaqués journellement par une légion d'écrivains incendiaires dont il est temps d'arrêter la scandaleuse audace. Leur frénésie est évidemment Pouvrage de cette fausse et astucieuse philosophie, qui, depuis plus d'un demi-siècle, soulève les peuples contre ce qu'il leur importe le plus de respecter. Ses vues sacrilèges et séditieuses n'échappèrent

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pas à Fréron, qaî, ea les défoiUnl, prédil la révolution que cette' secte orgueilleuse et ennemie de toute dépendance opérerait un jour si elle ne troufait dans sa marche des obstacles insurmontables.

La prédiction s^accomplit aujourd'buL Les continuateurs de cet écrivain estimable, pénétré de ses principes, jaloux de la route quMl leur a tracée, auront, comme lui, la fermeté de démasquer les ennemis du bien public. Les attentats du fanatisme philosophique sont à leur comble ; il devient instant de redoubler de courage pour les combattre ; et comme l'attaque est joamaliôre, la défense doit Pétre aussi.

Les rédacteurs de l'Année Littéraire se proposent donc de donner tous les jours, (indépendamment du Journal qui paraît une fois par betnaine, et au format duquel il ne sera rien changé, non plus qu'au genre des matières qui y sont traitées) un autre Journal qui contiendra un extrait succinct des ouvrages de littérature et de politique, le relevé de toutes les bévues, de toutes les erreurs, de toutes les calomnies qui se glissent dans tant de feuilles périodiques, un récit fidèle des événements du jour, et enfin un détail sincère et impartial de ce que chaque séance de l'assemblée nationale offrira de plus intéressant, sans s'astreindre à rapporter les adresses des diflérentes provinces, et les motions dans toute leur longueur, mais on n'omettant rien de ce qui, dans ces adresses, dans ces motions, et dans chacune des scènes qui se passent au milieu de nos législateurs, mérite d'être connu et de devenir le patrimoine de l'histoire.

Les décrets seront relatés en entier^ sinon dans toute

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la longueur de leur énoncé, du moins dans leur substance. Quant à la narration des débats qui les ont précédé), et à Tégard des extraits des discours qui les ont déterminés, on ne se permettra que des réflexions justes, rapides, qui naîtront naturellement du sujet, et qui seront propres à instruire, à éclairer le peuple, et à lui rappeler sans cesse ce qu'il doit à son Dieu, à son roi, à sa patrie.

Que d'efforts qui seront superflus I

Nous avons fini la première partie de notre travaiLNous attendrons quelque temps pour parlctr du roman. En l'année 1791 un seul parut^ méritant d*6tre signalé ; c'est un conte de Ferrières, intitulé : Saint' Flour et Justine.

On a vu le peuple naître et grandir, on va le voir combattre et mourir. Après les joyeuses Fédérations viendront les superbes Batailles ; après TËspérance, la Terreur !

Juillet 1878-

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