Cicéron, Brutus ^ clmpilres cxxix et lxzx
Âassi le stylé de cet orateur, affaibli par des scrupules excessifs, ne portait-il sa lumière que dans l’esprit des auditeurs instruits et attentifs, ne faisant, au contraire, qu’une impression fugitive sur le peuple et sur le barreau, qui sont les arbitres de l’éloquence*. »
Gaïus Scribonius Cnrion, ou Gurion le fils, est celui que Cicéron compare à Galvus. Il avait été très-dévoué à Gésar, et il était mort en Afrique, dans la guerre contre Juba. c 11 dut peu, dit Cicéron, aux leçons des maîtres ; mais la nature l’avait doué d’un talent admirable pour la parole.... S’il avait continué d’écouter mes avis, il eût recherché les honneurs plutôt que les grandeurs^. > Gurion n’avait pas des prétentions à l’atticisme, comme Galvus : son style était orné, en même temps que rapide ; et ses pensées, quelquefois un peu trop fines, coulaient avec une aisance extrême et une intanssable abondance.
Il ne nous était guère possible de passer sous silence des orateurs dont Cicéron a pu parler en termes si favorables.