‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 255 sur 397 · I.CS Odes · texte numérisé non relu

I.CS Odes

Que si Horace poète lyrique est venu après Catulle, aprtis d’autres peut-être, il a été assez grand du moins pour les écbpser, et pour se faire pardonner le mensonge qu’il s’est pertnis contre eux , en se vantant d’être le premier qui eût fait entendre à l’Italie les modes de la poésie éolienne. Ce qui est incontestable, c’est qu’Horace a imité presque tous les rhythmes grecs, et qu’il ne s’en est pas tenu, comme Catulle, à quelques-unes des formes heureuses imaginées par les héritiers de Terpandre. Nous avons remarqué ailleurs tout ce qu’Horace devait au Lesbien Alcée. Plus d’un autre, à commencer par Sappho et à finir par Pindare , retrouverait çà et là ses pensées, ses images, ses tours, ses mètres, dans ces trésors que nous a légués le génie d’Horace. Il y a des odes entières, et parmi les plus belles, qui ne sont même que des traductions ou des imitations , du genre de celles que nous avons remarquées dans Catulle. On connaît les originaux de quelques-unes, ou du moins certaines portions de ces originaux, et les noms de leurs auteurs. D’autres sont marquées à un tel point des caractères de l’esprit grec, qu’on ne peut guère hésiter à les regarder comme des conquêtes d’un art savant, plutôt que comme des inspirations de la Muse romaine. Je citerai, par exemple, la Prédiclion de Né~ rée, et,, dans un autre genre, le gracieux, le piquant, l’incomparable dialogue , Tant que je te fus cher. Quant aux imitations de détail, elles sont sans nombre. On connaît plus de celit passages de poètes grecs qu’Horace a textuellement reproduits. Mais l’imitation d’Horace est une imitation féconde. Comme Virgile, à côté d’une belle, chose qui n’est pas de lui, il en prodigue d’autres plus belles encore , et qui ne doivent

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