‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 355 sur 397 · CHAPITRE XXXIX. — LES DEUX PUNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX. — LES DEUX PUNE

d’art. Ces lettres d’affaires causaient sans doute à Pline la même impatience que les mémoires de ses fermiers et les plaintes de ses paysans, qu’il lisait en courant et malgré lui, « habitué qu’il était à d’autres papiers, à d’autres lettres (v. 15). » Il n’en est pas moins vrai que ce dixième livre, si simple, si dépourvu d’ornements artificiels, est pour l’homme sérieux le plus instructif de tous : « C’est le chef- « d’œuvre de Pline, dit avec quelque raison le chartreux « d’Argonne (Vigneul Marville). Ses autres lettres ont de « grandes beautés pour les gens qui aiment les belles-lettres ; « mais celles-ci , qui regardent le ministère , sont incompa- « râbles, principalement quand elles sont accompagnées des « réponses de Trajan, qui leur apportent un grand lustre. « Jamais rien ne m’a fait mieux concevoir ce que les Ro- <c mains appelaient imperatoria brevitas, que ces réponses si U brèves et si sages. Si les purs esprits se mêlaient d’écrire, « ils n’écriraient point autrement : c’est le plus haut point «c de la perfection. »

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