PREFACE. VII
vue même au -pays où vivaient les écrivains et où se produisaient les œuvres, dont nous exposons Vhistoire et la critique à nos lecteurs, a donné, nous l'espérons, une couleur toute locale à nos idées et à notre style. Il en est, en effet, de Vltalie comme de la Grèce : on ne peut la parcourir sans fouler aux pieds quelque page d'histoire. Il semble qu'il se dégage du sol comme une atmosphère antique, qui enveloppe et qui inspire l'artiste et le voyageur; nous nous en sommes pénétré.
Nous devons également beaucoup aux maîtres et aux savants qui nous ont précédé ou instruit dans notre carrière. La gratitude et l'amitié nous font un devoir de consacrer ici une place aux noms de Fabricius,deFunccius,de Th. Harles^ deSchœll, de Ficher, de Jos.-Victor Le Clerc, de Villemain, de Patin, de D. Nisard, d'Emile Egger, d'Alexis Pierron, de Berger, de G. Boissier, de Cucheval, d'E. Fallex, de Caussade, dont les livres ou les leçons nous ont initié à la connaissance des lettres latines ou dirigé dans le plan de notre livre. Nous nous plaisons à leur rendre hommage; mais nous ne séparons pas non plus de leur souvenir celui de l'un de nos guides /avoris, du grand philosophe Herder, qui considère « la nation romaine et la littérature latine comme un pont jeté par la Providence sur l'abîme des siècles, pour porter Jusqu'à nous les débris du monde ancien, »
EuGftNB Talbot.
Le PouUguen, 15 septembre 1S82.