DONAT. — SERVIUS. — MACROBE. 4II
nîers, qui composent le Petit Priscien, roulent sur la syntaxe.
Donat. — Donat (-^lîus Donatus), en 3 $4 après Jésus- Christ, fut précepteur de saint Jérôme, et ne doit pasêtre confondu avec le commentateur de Virgile, Tiberius Claudius Donatus, plus moderne qu'^lius. Son principal ouvrage consiste dans des Scolies sur Térence, très utiles pour l'intelligence de la comédie latine^ mais malheureusement mutilées et interpolées.
Son Traité de grammaire (Ars grammatica) était très répandu dans les écoles du moyen âge. La première partie renferme ce qui a trait aux lettres, aux syllabes, aux pieds et à la quantité; la seconde traite des huit parties du discours.
Servius. — Servius (Maurus Honoratus) vécut vers Pan 40oaprès Jésus-Christ. Son commentaire sur Virgile, composé d'après les travaux de ses prédécesseurs, est de la plus grande importance. Il renferme beaucoup de citations d'auteurs perdus, ainsi que des notes intéressantes sur la mythologie, l'histoire et les monuments.
Macrobe» — Macrobe (Aurelius Macrobius Ambrosius Theodosius) peut aller de pair, quoique dans une sphère plus humble, avec Ammien Marcellin, Sidoine Apollinaire etSymmaque, dont il était l'ami. Son œuvre a rendu et rend encore d'utiles services à la philosophie platonicienne et à la critique : il a conservé et annoté un précieux passage de la République d^ Cicéron ; et ses dissertations n'éclairent pas seulement plusieurs points de grammaire, de mythologie et d'histoire; elles servent aussi de commentaire très intéressant à Virgile.
Né Grec, sans qu'on puisse indiquer le lieu ni la date précise de sa naissance, Macrobe vécut sous les règnes d'Honorius et de Théodose, c'est-à-dire entre l'an 39$ et l'an 43$ après Jésus-Christ. Lié d'amitié avec les hommes distingués de son temps, il fut revêtu de magistratures importantes et qualifié de Vir illustris par les princes sous lesquels s'écoula son existence laborieuse et honorée.
Villemain se plaît à féliciter Macrobe de l'heureuse
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idée qu'il a eue d'écrire pour son fils Eustathius, « objet de sa plus vive tendresse », un commentaire sur le Songe de Scipiouy fragment du vi® livre de la République de Cicéron. C'est, en effet, une sorte d'encyclopédie, où l'auieura résumé, en deux livres, toutes les connaissances des savants de son époque sur l'astronomie, la physique céleste, la cosmologie et la métaphysique. On y trouve également les idées d'un disciple intelligent et convaincu de la secte néo-platonicienne, soit lorsqu'il reproduit la célèbre trinité de Platon, ou qu'il professe la doctrine de l'indestruciibilité de la matière, qui ne fait que changer de formes^ quand elle semble s'anéantir, soit encore lorsqu'il ne voit dans les divinités du paganisme que la déification des phénomènes physiques.
C'est aussi pour son fils Eustathius que Macrobe a composé son importante compilation, ayant pour titre les Saturnales. Il y raconte des conversations, à moitié vraies, à moitié supposées, tenues dans des réunions et dans des festins, chez Vettius Prœtextatus, pendant la fête des Saturnales (17 décembre). Il indique lui-même, au dibut de son livre, quelle a été son intention :
La nature, mon cher fils, nous attache, dans cette vie, i des objets nombreux et divers *, mais aucun lien n*est plus fort que l'amour qui nous unit i ceux auxquels nous avons donné l'existence. Aussi rien ne m'a été plus à cœur que ton éducation. Impatient de tout retard, et abrégeant de longs détours pour la perfectionner, je me suis appliqué à te rendre mes lectures utiles en formant pour toi, de tout ce que j'ai lu, soit avant, soit après la naissance, en divers ouvrages grecs ou latinâ, un répertoire de connaissances, dans lequel, comme dans un trésor littéraire, il te soit facile de trouver et de puiser, au besoin, les récits historiques perdus dans la masse des écrits publiés, les faits et les paroles qui méritent d'être retenus. J'en ai formé un certain corps. Il y a U de quoi te satisfaire, si tu y trouves la science de l'antiquité clairement exposée, tantôt par mes propres paroles,