‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 101 sur 433 · Pro Q. Rosrio comœilo · texte numérisé non relu

Pro Q. Rosrio comœilo

bientôt son intégrité et sa douceur lui concilièrent tous les esprits, et son nom resta cher aux Siciliens, qui, à son départ, le comblèrent d'honneurs. Cicéron s'imaginait que sa questure avait fait grand bruit à ttome ; il s'attendait à recevoir des félicitations universelles. Il fut bien surpris quand un de ses amis qu'il rencontra à Puteoli lui demanda quel jour il avait quitté Rome et ce qui s'y passait de nouveau *. Dès lors il «ut pour principe de n'accepter aucune fonction qui Téloignât du théâtre de la popularité, et de rester toujours, comme il le dit, près du soleil de Rome ^

Verrines. — Après quelques plaidoyers qui continuèrent les progrès de sa réputation, Cicéron, parvenu à l'âge de trente-sept ans (70), brigua l'édilité : le suffrage unanime des centuries le désignapour l'année suivante comme premier édile. Ce fut alors que les Siciliens, qui demandaient justice des exactions et des cruautés de leur ancien préteur Verres ^, confièrent leur cause à Cicéron. Celui-ci, nous Tavons dit, avait pour adversaire le plus célèbre orateur du temps, Hortensius, qui, en outre, était consul désigné; le préteur de l'année, Métellus, était aussi un ami de Verres; enfin le corps judiciaire se composait de sénateurs, collègues de l'accusé et intéressés à le trouver innocent. Cicéron dut, avant tout, conquérir par un plaidoyer * le droit d'accuser Verres, droit que lui disputait, dans l'intention de trahir les Siciliens, Q. Cécilius Niger, ancien questeur de Verres. Puis il voulut

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