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AVERTISSEMENT
Nous publions, plus tard que nous n'aurions voulu, la seconde et dernière partie de notre Histoire de la littérature romaine. La période qui nous restait à parcourir, depuis Tâge d'Auguste inclusivement jusqu'à la fin du v* siècle de notre ère, était immense. Les noms et les ouvrages importants abondaient. Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, Tite-Live, Trogue-Pompée, les deux Sénèque, Lucain, Phèdre, Quintilien, les deux Pline, Tacite, Stace, Juvénal, Martial, puis, à côté de la décadence de la littérature profane, la riche floraison de l'éloquence chrétienne, de Tertullien à saint Augustin, voilà notre tâche, sans compter beaucoup d'écrivains secondaires que nous n'avions pas le droit d'omettre, tels que Manilius, Vitruve, Velleius Paterculus, Valère- Maxime, Quinte-Curce, Pétrone, Columelle, Suétone, Florus, Valérius Flaccus, Silius Italicus,
VI AVERTISSEMENT
Aulu-Gelle, Macrobe, Ausone, Claudien, Eutrope, Ammien Marcellin et plusieurs autres. Chacun de ces auteurs demandait une étude particulière, plus longue même pour les prosateurs et les poètes de second et de troisième ordre, parce quMls nous étaient moins familiers.
Ajoutons que, depuis une vingtaine d'années, les écrivains du grand siècle, et surtout ceux de Tâge d'argent et de la décadence ont été l'objet de monographies très importantes. Grâce aux savantes thèses de MM. Larroumet, Doncieux, Plessis, les )élégiaques Tibulle et Properce sont beaucoup mieux connus qu'autrefois. Manilius a été étudié par M. Lanson; Sénèque, Lucain, Perse, Pline le.Jpune, Tacite, Stace, Juvénal, Martial, ont servi de texte aux Idéaux livres dç MM. Martha et Boissier, sans oul)lier les Poètes de la décadence de M. Nisard, ouvrage boaucoup plus ancien, sans oublier les thèses de M. Maurice Souriau sur Lucain, de M. Dosson sur Quinte- Curce, de M. Bizos sur Florus, de M. Lehanneur sur Stace, et les remarquables travaux de M. Hild sur Quintilien et sur Juvénal. Nous avons dû lire, la plume à la main, ces dissertations, ces livres, qui ont singulièrement modifié la critique. Quant aux Pères de l'Église latine, bien qqe, faute d'e^ pace, nous nous soyons borné à un résumé rs^pide, il nous a fallu consulter au çioins les écrits des