II, 34, vers
A partir de cette époque, la poésie de Properce prend un autre caractère : ce sont des études savantes sur les vieilles légendes de l'Italie S sur l'ancienne Rome *, sur des événements et des personnages historiques'. Il est vraisemblable qu'il ne se maria pas, qu'il ne fit pas ce voyage d'Athènes dont il avait caressé l'espoir. Il mourut en 16 ou 15 av. J.-C. (738 ou 739 de Rome).
Tous les critiques s'accordent à reconnaître que le quatrième * livre de ses élégies ne fut publié qu'après sa mort ; plusieurs savants croient, non sans vraisemblance, que le premier seul a été édité de son vivant ; ils s'appuient sur le contraste entre la forme achevée du premier recueil avec les incohérences qui se rencontrent dans les autres^.
Dans la première élégie de son second livre ^, Properce dit : « Vous demandez pourquoi j'écris tant de vers passionnés, quelle est la source de ces chants qui charment l'oreille des hommes? Ce n'est pas Galliope, ce n'est pas Apollon qui me les inspire; je n'ai d'autre talent que Gynthia. » En effet, la passion chez Properee est ardente, et son œuvre a moins de monotonie que celle de Tibulle ; car la douce tendresse de celui-ci, son aimable mélancolie, laissent dans notre