‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 251 sur 433 · Epitome libri CXIX · texte numérisé non relu

Epitome libri CXIX

5. Fragmentum libri CXIX. « De toutes ses adversités la mort est la seule qu'il ait supportée avec la dignité d'un homme. Une appréciation exacte de cette mort a pu la faire juger moins indigne, car Cicéron n'a pas été traité plus cruellement par son ennemi vainqueur qu'il ne l'aurait traité lui-même s'il avait eu la même fortune. »

rables à Pompée *; il osa écrire de César qu'on ne saurait dire s'il a été plus nuisible qu'utile à sa patrie ^; il cita souvent avec éloge Cassius, Brutus, Afranius, et d'autres chefs du parti républicain que, sous Tibère et ses successeurs, il ne fut plus permis de désigner que sous les noms de brigands et d'assassins ^. Le ton de son livre confirme l'idée que ces détails donnent de son caractère; dans l'occasion, il parle avec tristesse de la corruption de son temps, mais jamais il ne déclame comme Salluste, censeur d'autant plus sévère que sa conduite était plus suspecte. Au lieu de critiquer longuement les mœurs présentes^ il se complaît dans la peinture des mœurs passées; c'est là même, il le dit dans sa préface, une des récompenses de son travail^ son esprit, s'attachant tout entier à l'étude de ces âges antiques, se détourne ainsi des maux dont Tàge nouveau a donné si longtemps le spectacle *.Vy

Aussi heureux que Virgile et Horace, Tite-Live put jouir de toute sa gloire ; ses contemporains parlèrent de lui comme la postérité. On connaît l'anecdote de cet habitant de Gadès qui fit le voyage de Rome pour contempler ' le fameux historien, et qui repartit aussitôt après l'avoir vu ^. Cette renommée profita même h la famille de Tite-Live. Sa fille avait épousé un rhéteur, nommé Magius, dont Sénèque le père cite les déclamations : on allait l'entendre, dit

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