‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 291 sur 433 · IbicL · texte numérisé non relu

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Pour nous, le récit débute par l'énumération des colonies que les Grecs fondèrent après la guerre de Troie. Puis l'auteur expose rapidement l'histoire intérieure d'Athènes et du Péloponèse, le retour des Héraclides, le dévouement de Codrus, la législation de Lycurgue, les révolutions de l'Asie, où l'empire passe des Assyriens aux Mèdes, la fondation de Carthage par Didon. Au milieu de ces très courts et très secs sommaires, on rencontre tout à coup une élégante esquisse littéraire sur Homère et sur Hésiode. L'ouvrage tout entier est émaillé en quelque sorte de morceaux de ce genre, sortes de digressions brillantes, peu ou point rattachées au récit, et qui nous montrent un auteur curieux avant tout de TefiFet littéraire et sans doute des applaudissements d'un auditoire.

Nous arrivons ainsi aux origines de Rome et aux premières institutions de Romulus. Puis une énorme lacune supprime près de six cents ans*. De l'enlèvement des Sabines nous sommes transportés tout à coup à l'époque de la guerre de Paul-Émile contre Persée, de la destruction de Corinthe par Mummius et de Carthage par ScipionÉmilien. Ce rapide résumé est coupé tantôt par une longue énumération des colonies fondées depuis la prise de Rome par les Gaulois, tantôt par des anecdotes dramatiques, comme celle du malheur de Paul-Émile dont le triomphe est précédé et suivi de la mort de deux fils, tantôt par des parallèles à effet, tel que celui du grossier Mummius et de Scipion, l'élégant ami des beaux- arts, et par des réflexions âous forme d'antithèses sur les dangers de ces mœurs nouvelles.

Assurément tu jugeras, Vinicius, que cette inintelligence fçrossière des chefs-d'œuvre de Corinthe était plus utile à la répubhque qu'une inteUigence si raffinée de leurs

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