‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 292 sur 433 · Exactement 582 ans · texte numérisé non relu

Exactement 582 ans

beautés, et que rancienne ignorance faisait plus d'honneur à Rome que la science d'aujourd'hui *»

Dans ce premier livre se rencontre aussi un brillant développement souvent cité sur ce thème que les génies supérieurs en tous genres sont souvent réunis dans mie même et courte période, et que la décadence par une loi fatale suit de près la perfection *. Tous les grands écrivains de la Grèce, tous ceux de Rome depuis Accius et Cécilius sont ainsi passés en revue. Ici encore il est impossible de ne pas reconnaître l'élève des rhéteurs, le contemporain de Sénèque le père et des fameux déclamateurs dont celui-ci nous a laissé les portraits.

Le second livre ne procède pas autrement que le premier. Cependant il en diffère beaucoup par l'abondance nouvelle du récit. Plus nous approchons du temps de l'auteur, plus ce sommaire devient une véritable histoire, pleine de renseignements et de détails intéressants. La guerre contre Viriathe, le honteux échec de Mancinus, le tribunat de Tibérius Gracchus, puis celui de son frère Gains, le siège et la prise de Numance, la guerre contre Jugurtha, les victoires de Marins sur Jugurtha, sur les Gimbres et les Teutons, la guerre Sociale, la guerre civile entre Marius et Sylla, tous ces événements sont racontés avec abondance. Ce qui en relève encore la saveur, ce sont des portraits vigoureusement tracés, tels que ceux de Marius, de Mithridate, de Sylla, de Pompée, des tableaux aux riches couleurs, des réflexions moralistes et des traits que le poète Lucain a plus d'une fois

1. Ch. xm. Non, pulo, judicas, Vinici, quin magis pro republica fuerit manere adhuc rudem Corinthiorum intellectum, quam in tantumea intelligi, et quin hac prudentia illa imprud en lia decori publico fuerit convenientior.

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