‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 309 sur 433 · De bello civili · texte numérisé non relu

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Ce programme que nous venons de tracer est celui de Tépopée dite historique. Elle n'était pas nouvelle chez les Romains. Sans parler des Naevius et des Ennius, la génération qui précéda Lucain et même les contemporains du poète en avaient donné de nombreux exemples. Nous avons cité Asinius Pollion et quelques autres ; quant aux noms qui entourent Lucain, ils sont oubliés et méritent de l'être. Arrêtonsnous Ji son œuvre, et cherchons à juger chez lui l'historien, le philosophe et le poète.

L'histoire dans la Pharsale. — Lucain est-il un historien bien fidèle? Sans doute il suit exactement Tordre des faits, et, en général, il n'en altère pas les circonstances principales. Le lecteur est transporté successivement sur les différents théâtres des événements, en Italie d'abord, près du Rubicon, à Rome, d'où fuient Pompée et le Sénat, à Gorfinium, à Brindes, à Dyrrachium, à Marseille, en Espagne, en Afrique, enfin en Epire, où la bataille de Pharsale décide la guerre. Ces récits remplissent les sept premiers livres. Les trois derniers nous conduisent en Egypte, où Pompée trouve la mort, où César arrive à son tour pour punir les assassins de son rival, où le surprend une révolte des Égyptiens. Nous avons dît que le poème s'arrête brusquement pendant le siège d'Alexandrie. Lucain avait consacré presque tout son neuvième livre à Caton, et s'était complu à peindre son héros de prédilection au milieu des Syrtes, dans les déserts de la Libye, et jusqu'au temple de Jupiter Hammon.

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