‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 308 sur 433 · Fai rum gn · texte numérisé non relu

Fai rum gn

a'était évidemment confiée qu'à un petit nombre d'amîs sûrs.

La conspiration de Pison trouva le poète ainsi disposé et sans doute il se laissa facilement entraîner dans ce complot, dont nous connaissons mal les circonstances, mais où Lucain eut pour complices des sénateurs, des chevaliers, des philosophes, des femmes de diverses conditions. Un affranchi découvrit et dénonça l'entreprise.

Plusieurs conjurés, arrêtés et mis à la torture, révélèrent leurs complices. Lucain surpassa en lâcheté tous les autres; au rapport de Suétone, il s'abaissa jusqu'aux plus basses prières, il dénonça plusieurs de ses amis et alla jusqu'à nommer sa propre mère. Cette abominable action ne le sauva pas; alors il retrouva pour mourir un certain courage, il se fit ouvrir les veines, et il récita, pendant qu'il perdait ses forces, des vers de la Pharsale où il avait peint ce genre de mort *. Il n'était âgé que de vingt-sept ans (65). L'oncle mourait en même temps que le neveu ; nous avons vu que Néron, qui voulait se débarrasscF de son ancien précepteur, Ot impliquer Sénèque dans cette conspiration.

La Pharsale. — Nous désignerons par ce nom depuis longtemps consacré le poème de Lucain. C'est du reste ainsi qu'il le désigne lui-même, quand, arrivé vers le terme de sa course, il se promet Timmortaiité : « Notre Pharsale vivra et nul âge ne la condamnera aux ténèbres *. » Cependant tous les manuscrits portent ce titre : De la guerre civile ', et il semble beau^

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