‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 355 sur 433 · Épit., II, I, vers 34 et suiv · texte numérisé non relu

Épit., II, I, vers 34 et suiv

tuelle la frivolité et la coquetterie des avocats contemporains, il s'indigne de cette impertinente admiration qui rapproche les orateurs et les histrions du temps :

11 est une chose que roreille devrait se refuser à entendre, et dont la plupart se vantent comme d'un succès qui les honore et prouve leur génie : on chante, disent-ils, et on danse leurs plaidoyers. De là cette impertinente et honteuse exclamation, si ordinaire dans quelques bouches, à propos de nos orateurs et de nos histrions : « Qu'il plaide voluptueusement! quelle danse éloquente * ! »

D'où vient cette décadence? demande Maternus, qui adopte toutes les conclusions de Messala. Celui-ci l'explique par quatre causes : la nonchalance des jeunes gens, la négligence des pères, l'incapacité des maîtres, l'oubli des. vieilles mœurs. 11 fait un beau tableau de l'antiquité sous tous ces rapports. 11 oppose aux vertus domestiques des anciennes familles les conversations et les exemples qui corrompent les enfants jusque chez leur père, l'enthousiasme pour les histrions, la passion des gladiateurs et des chevaux. Les écoles ne sont pas plus saines. Aux études d'un Cicéron qui s'étendaient à la philosophie, à la géométrie, à la musique, à la jurisprudence, il oppose les controverses < imaginaires des rhéteurs, bonnes tout au plus pour exercer la langue et la voix, les récompenses des tyrannicides, les remèdes à la peste, les plus abominables incestes », tous ces sujets sang aucun rapport avec la vérité, que les écoles traitent chaque jour dans un style déclamatoire et faux.

Une longue lacune interrompt ce développement. Nous retrouvons le discours * au moment où Maternus

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