Dicitur
Vincere Cœcilius gravitatc.
{EpiSt., H, I,
méritait U paln^^ po^f la s^î^nr>o ^r> l'^pf^jg^j^ i, J Selon d'autres témoignages il était regardé comme le / premier des comiques latins 2. Gicéron le vantait f comme Pacuvius, çiais il lui reprochait de mal écrire en latin ^. Aulu-Gelle, très sévère, comme Quintilien, pour la comédie romaine, compare quelques passages de ses comédies avec le texte original de Ménandre et il se récrie sur la faiblesse de Timitation. La grâce, la finesse, le naturel exquis du grec ont disparu ; le 3ète latin a grossi et chargé tous les traits. Ce caractère est en effet sensible dans les fragments que cite Aulu-Gelle. Gaecilius a supprimé beaucoup de détails piquants et délicats; à la simplicité élégante du (f grec il a substitué des quolibets, des bouffonneries /mimiques, des jeux de mots comme ceux-ci : « Je ^uis libre et esclave, je suis vivant et mort », des accuémulations d'assonances : « à force de pleurer, de supplier, de presser, de gronder » ; des grossièretés répu- * gnantes : voilà ce qu'il cherche, ce qu'il ajoute à son modèle. Au rapport d' Aulu-Gelle, il en était ainsi de toute la pièce intitulée Plocium, Le livre à la main, abstraction faite de la scène et des spectateurs, Aulu- Gelle a certainement raison. Mais il faut tenir compte ., du public pour lequel écrivait Gaecilius. Sur la scène 1 romaine il fallait des formes vigoureusement accusées, des figures frappantes, et cette exagération savamment calculée pour la perspective. Peut-être Ménandre, qui avait affaire à un auditoire bien plus délicat que celui de Gœcilius, n'a-t-il pas assez accordé, même à Athènes, à cette nécessité du genre dramatique. Ménandre, à ce qu'il semble, n'était pas un comique de saillie, mais un poète moraliste, uii ob-
1. In argumenlis Cœcilius poscit palmam,(Varron,cité par Aulu-Gelle, XV, 24.)