‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 66 sur 433 · Stt. m · texte numérisé non relu

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4. Epist., l, 1. Sairant le scholiaste d'Horace, cet apologue faisait partie de la 30© satire de Lucilius,

recueillir dans les fragments plus d'une sentence mâle et fortifiante : cr Travaille à t'instruire, afin que ni les événements ni la raison ne te trouvent en défaut *. » — « La vie, tu le vois, est une force qui contraint toutes nos actions ^. » On a dit plus justement chez les modernes : « La vie est un combat. » Toute l'histoire de Rome est dans cette pensée que Tite-Live a exprimée plus tard : « Le peuple romain a été plus d'une fois vaincu par la force et surpassé en de nombreux combats, mais dans une guerre, jamais, et tout est là ^. • Tite-Live fait dire à un de ses personnages : « Telle est par je ne sais quel arrêt du destin la fortune de Rome, qu'elle ait toujours été vaincue avant de vaincre. »

Après avoir reconnu tous ces mérites de Lucilius, il nous sera bien permis d'avouer que ses vers sont souvent rudes et raboteux, lâches et traînants, que l'auteur abuse de la figure appelée redoublement, figure commode pour ceux qui improvisent ; que, lui qui a critiqué la manie des hellénisants comme Albucius, il met sans cesse des mots grecs dans son latin *; qu'enfin on trouve partout les caractères d'un travail précipité. Evidemment il n'a pas connu cette recherche pénible et lente du fini ^ qui manque, selon Horace, aux poètes de l'ancienne Rome. On conclut volontiers comme le contemporain d'Auguste : « Si le destin eût

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