‹ Histoire De La Litterature RomaineChapitre 4 sur 124 · PRÉFACE. . III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. . III

IV' siècle, c'est à peine si l'on peut dire qu'il existe une littérature romaine* Des orateurs comme Fronton, des philo-» sopbes comme Apulée, ou même des poètes comme Némésien et Caipurnius , ne sont pas pour prouver précisément le contraire. Yçrs le temps de Julien , il y eut une sorte de renaissance, mais bien éphémère. Il fut donné du moins, à la littérature romaine, de finir d'une manière presque digne d'elle. Âmmien Marcellin, Symmaque, Macrobe même, ont laissé des œuvres qui ne sont pas méprisables ; et il a revécu, ce me semble , quelque chose de l'antique poésie, dans les vers de Claudien et de Rutilius.

La littérature de Rome païenne expire avec Rutilius , au temps même où brillait dans son plus vif éclat la littérature de Rome chrétienne. Depuis les premières représentations de Livius Andronicus jusqu'au voyage raconté par Rutilius dans son Itinéraire , il n'y a pas sept siècles entiers. La littérature grecque avait duré quinze siècles. Non-seulement la littérature grecque a duré plus longtemps que la littérature romaine, mais elle a été plus féconde : je veux dire qu'en un temps donné, elle a produit plus de belles œuvres, et légué à la postérité plus de grandes renommées. Comparez, par exemple, le catalogue des auteurs du siècle de Périclès avec le catalogue des auteurs du siècle d'Auguste, même en comprenant dans le siècle d'Auguste la génération de Cicéron, de César et de Lucrèce. Comparez encore, si vous voulez, le siècle de Philippe et d'Alexandre au siècle qui s'ouvre à la mort d'Auguste. Nous avons donc à fournir ici une course moins longue et moins accidentée que celle où nous nous sommes engagés autrefois parmi les monuments du génie de la Grèce. Ayant moins de choses à dire, je puis les dire avec plus de détail. Ce sera la la seule différence qui distinguera le livre que je publie aujourd'hui, de celui quo

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