‹ Histoire de la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 38 sur 92 · SIRE · texte numérisé non relu

SIRE

“Vos très humbles, très obéissants, très fidèles et très affectionnés sujets, les gens tenant votre conseil ue rieur de la Nouvelle-Orléans.”

Cette adresse au roi est sur un ton d’exagération qui dut nuire à son effet. On y reconnaissait l’accent de la haine plutôt que celui de la froide vérité, qui seule aurait dû présider à la rédaction d’une pareille pièce. Personne ne pouvait croire que ce fût l'intention d’Ulloa de priver les nouveaux sujets de Sa Majesté Catholique de leurs aliments ordinaires et de les réduire à la nourriture de la Tortille. Il était permis de penser que les accusateurs qui faisaient un crime à Ulloa d’avoir donné à son enfant une nourrice espagnc!e,

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ération it l’acvérité, ne pace fût de Sa rt de les permis crime à DagnCle,

CITAP. XXIV.] 229

étaient trop irrités pour voir froidement les-faits tels qu'ils s'étaient passés. On devait les soupçonner de dénaturer la vérité, involontairement peut-être, ‘dans le récit qu'ils faisaient. Il y avait en effet quelques reproches à faire à Ulloa, mais ses fautes étaient loin d'être d’une nature aussi grave qu'on les représentait,

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