‹ Histoire de la Louisiane [microforme]Chapitre 28 sur 95 · IV · texte numérisé non relu

IV

) si aie; qu'à queltivée leurs nt en > joiji rAcent

nt de i sucait la

vais-

pes et du roi mmes trans-

occil'en- Mobire de e sur trouns, et Mast qui blui de altiver blable gouce des d’enens à

r aller.

cHAP. 1V.] 75

Ce n’est pas le penchant des Français de quitter pour si loin leur pays quand ils y ont leurs commodités. Ce qui fait que nos colonies avancent si peu, c’est qu’on n’y envoie que des gueux pour s’y enrichir, qui y passent leur vie avant d’être en état de faire des entreprises et la colonie languit pendant ce temps là.”

Iberville,qui mettait si bien le doigt sur la plaie des colonies Françaises, ne fit pas un long séjour dans la Loui- “iane, à laquelle il avait rendu la vie et l'abondance, mais où il avait eu la d * de perdre son frère Sauvolle, et se hâta de r ur France.

Sur ces entrefaites, la retagne avait déclaré la guerre à la Franc . Espagne. L'état de faiblesse dans lequel se trouvait alors la colonie de la Louisiane n’empêcha pas Bienville d'envoyer, en 1708, des secours effectifs en hommes, munitions et provisions aux villes de Pensacola et de St.-Augustin que mena- Çaient les Anglais de la Caroline du Sud. pa

En 1704, la colonie éprouva une disette si cruelle que les’ habitants furent obligés ‘de se séparer et de se répandre çà et là, le long des côtes, pour vivre du produit de leur pêche. Ils allaient peut-être succomber à l'excès de leur misère, lorsque le gouverneur de Pensacola leur envoya à son tour des secours et paya ainsi la dette de reconnaissance qu’il avait contractée l’année précédente. L'arrivée peu après d’un navire ve-

nant de France, sous le commandement de Chateau-

!! | hé frère de Bienville et d’Iberville, et chargé de |munitions et de provisions, rétablit l'abondance parmi les colons. Ce navire portait aussi dix-sept personnes qui venaient s'établir dans la colonie avec une ample quantité d'instruments aratoires, dont on avait grandement besoin.

Malgré la guerre active qui se faisait en Europe, le gouvernement Français ne perdait pas de vue ses établissements à la Louisiane ; en date du 30 janvier

#, BIBLIOTHÈQUE

TT à DE SHERBROOT

==2:- EHSIiE

Œ & dis

Page 1