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Iberville, ne Jugeant pas convenable d'aller plus loin pour le moment, redescendit le fleuve en se laissant emporter par le courant jusqu’au bayou Manchac. Là, Jberville et Bienville se séparèrent. Bienville continua de descendre le fleuve jusqu’au golfe. Iberville entra dans le bayou Manchac, et, ayant traversé deux lacs qu’il appela Maurepas et Pontchartrain, il arriva à une baie qu’il nomma St.-Louis. De là, il se rendit à sa flotte où il fut bientôt rejoint par Bienville.
Alors, on tint un grand conseil, dans ‘uel il fut résolu d'établir le point principal de la colonie à l’extrémité orientale d’une baie qui fut appelée la baie de Biloxi, d’après le nom des Indiens qui demetraiénñt “aux environs. Cette baie est située entre la baie de Pascagoulas et celle de St.-Louis. L'on procéda de suite à la construction d’un fort à quatre bastions qui fut armé de douze pièces d'artillerie. Sauvolle, frère dI- -berville, \fut nommé commandant du fort, et Bienville, le plus jeune des trois frères, fut promu au grade de son lieutenant, Les colons s’établirent autour du fort ; la bêche creusa la terre et la cognée fit tomber l’arbre an: tique de la forêt. Des que les premières maisons furent construites et que la colonie eut pris un air de stabilité, Iberville et le comte de Sugères partirent pour
#. \ France avec les deux frégates et laissèrent le reste de
la flotte pour le service de la colonie.
Sauvolle, après le départ de son frère, expédia lure de ses embarcations pour St.-Domingue, avec l’ordre de s'y procurer des provisions. Ensuite il tourna son attention vers les sauvages et chercha à se mettre en relations d’amitié aveceux. Dans l'espoir d'atteindre ce but désiré, il envoya son jeune frère Bienville, avec quelques Canadiens et un chef des Bayagoulas, vers les Colapissas qui demeuraient sur le rivage Nord du lac Pontchartrain et qui étaient assez nombreux pour mettre sur pied trois cents guerriers. Lorsque les Cola-
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pissas aperçurent Bienville et sa troupe, ils se rangèrent en bataille. Celui-ci s'arrêta, et leur envoya demander ce que signifiaient ces démonstratiogs d’hostilité. Les Colapissas répondirent que trois jours auparavant, deux hommes blancs, qu’ils supposaient être des A-glais de la Caroline, étaient venus attaquer leur vilze à la tête de deux cents Chickassas et avaient emmené en esclavage plusieurs de leurs compatriotes ; que c'était à cause de cette circonstance aw’ils s'étaient mis en posture de défense, parce qu’ils avaient pris Bienville et ses compagnons pour des Anglais qui revenaient les attaquer. Le chef des Bayagoulas les détrompa et leur apprit que les étrangers qui venaient ainsi leur rendre visite étaient des Français, et, de plus, ennemis des Anglais. Il leur assura que les Français n'avaient d'autre intention que celle de solliciter leur amitié et de contracter alliance avec eux. Alors, les Colapissas mirent bas les armes et chacun se disputa à qui ferait un accueil plus amical aux Français. “4 Bienville, après avoir cimenté par des présents son union avec les Colapissas, retourna au fort, où il se reposa quelques jours. Ensuite il remonta la rivière Pascagoulas dont les rives étaient habitées par une branche des Biloxi et par la nation des Moélobies, et poussa son voyage jusque chez les Mobiiens. Toutes ces tribus firent un accueil amical aux Français.
Depuis la navigation de Lasaile sur le Mississippi, des chasseurs Canadiens ou cocreurs de bois étendaient leurs excursions jusqu’au bord de ce fleuve, et des missionnaires auxquels leur zèle pieux ne permettait pas un instant de repos, tant qu’il y avait des hommes qui ignoraient les bienfaits de la religion du vrai Dieu, s’étaient établis parmi les Indiens sur le Ouabache, les Illinois et d’autres rivières qui versent leurs eaux tributaires dans le Mississippi. Il y en avait même plusieurs qui s'étaient fixés sur les bords du grand fleuve. Le
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. ler juillet, Sauvolle eut le plaisir inattendu de recevoir la visite de deux de ces missionnaires qui résidaient chez les Taensas et les Yazous. Ces hommes saints qui étaient venus depuis peu porter la parole de l’'Evangile parmi les Oumas, ayant entendu dire qu’il y avait une colonie Française sur le rivage de la mer, s’abandonnèrent au courant du fleuve et arrivèrent au frrt de Biloxi, après avoir traversé les lacs.+ Leurs noms étaient Montigny et Davion. Ce dernier avait son humble cellule sur une éminence située sur la rive orientale du Mississippi, entre les villes actuelles de St.- Francisville et des Natchez. - Cette circonstance fit que lon appela ce montieule la roche à Davion. (C’est là que fut construit, depuis, le fort Adams. Ainsi la modeste hutte du solitaire fit place à la caserne du soldat. Sur cette éminence, le pasteur des tribus indiennes remplissait ses fonctions sacerdota'es. Là, il enseignait les dogmes du christianisme aux sauvages, et lorsqu'il avait dérobé une ame à l'idolâtrie, il puisait l’eau régénératrice du baptême dans le vieux Meschacébé, et lavant la tache originelle, il versait sur le . front du néophyte, l'innocence et l’immortalité du chrétien. Telle était la vénération que les Indiens avaient pour cet homme saint, que, même après sa mort, ils portaient leurs nouveau-nés sur la colline sacrée pour attirer sur leurs têtes les bénédictions du ciel.
Iberville, en remontant le fleuve, avait remarqué trois issues, l’une sur le côté oriental, et deux autres sur le côté occidentai, qui furent appelés le bayou des Chétimachas et le bayou Plaquemines. A son départ, il avait recommandé à Sauvolle de les faire explorer. En conséquence, celui-ci ordonna à Bienville et à des Canadiens de partir pour cette expédition.
A son retour, Bienville rencontra un bâtiment de guerre anglais, de seize canons, commandé par le capitaine Bar, qui lui apprit qu’il avait laissé au bas du
fleuve un autre bâtiment de guerre de la même force, et que le but de son voyage était de sonder le lit du Mississippi, afin de s'assurer des facilités et des avantages qu’il y aurait à établir des colonies anglaisés sur le bord de ce fleu :. Le capitaine anglais demanda à Bienville si le fleuve dans lequel il se trouvait était celui qu’il cherchait. Celui-ci lui répondit que le Mississippi était beaucoup plus à l’ouest, que l'erreur dans laquelle il était tombé l’avait conduit dans une dépendance des colonies françaises du Canada, et que les Français avaient déjà un#fort considérable et plusieurs Lautres établissements très étendus sur les bords du fleuve dans lequel il naviguait. Le trop crédule Anglais ajouta foi à ce que lui dit Bienville, et rebroussa chemin. L'endroit où Bienville fit cette rencontre était une pointe très avancée qui avait forcé le bâtiment anglais à s'arrêter, parce que le vent avait cessé d’être favorable pour la contourner. Telle fut l’origine du nom de Détour des Anglais, que porte aujourd’hui cette partie du fleuve, à cause du détour que les Anglais auraient eu à faire pour continuer de le remonter. Bienville réussit ainsi à déjouer les projets du capitaine Bar, qui fut la dupe d’un mensonge heureux. ’
Lorsque Bienville était à bord du bâtiment angiais, un ingénieur français, qui y était employé, lui remit un mémoire qu’il le pria d'envoyer à la cour de France. Ce mémoire était signé par quatre cents familles protestantes, qui s’étaient réfugiées dans la Caroline après la révocation de l’édit de Nantes. Elles demandaient au gouvernement la perrhission dé s'établir à la Louisiane, à condition que :. liberté de conscience leur serait accordée. Le comte de Pontchartrain leur répondit, au nom du roi, son maître, que son souverain n'avait pas chassé les protestants de son royaume en Europe, pour qu’ils formassent une république dans ses domaines américains. C’est sous ces tristes auspices de l'intolérance
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1699. religieuse et du despotisme, que la colonie de la Louisiane fut fondée, et c’est leur maligne influence qui l’a fait languir si long-temps dans une douloureuse enfance.
Le 7 décembre 1699, on entendit des coups de canon en mer qui annonçaient l’approche d’une flotte. Cette flotte était française, et apportait la nouvelle que le roi avait nommé Sauvolle gouverneur de la Louisiane, Bienville lieutenant-gouverneur, et Boisbriant major du fort Biloxi.
1700. Jberville, qui était revenu avec cette flotte, ayant appris que les Anglais méditaient un établissement su le Mississippi, résolut de les prévenir, et partit dans ce dessein le 17 janvier 1700. Sauvolle, donnant au ministre connaissance de cette expédition d’Iberville, s'exprime ainsi dans une dépêche du 1er avril :
. “Je souhaiïte qre son bonheur l’accompagne en cette occasion, poux le bien du roi, et qu’il trouve de quoi le dédommager des dépenses qu’il a faites. Je suis sûr que personne ne peut se donner plus de peine qu’il ne fait. Rien ne lui est difficile. S'il y a quelque possibilité d'exécution dans ce qu’il entreprend, on peut y compter sûrement. Je suis outré de n’être point de ce voyage, pour les lumières que j’en eusse pu tirer. J’espère que la cour me mettra à portée, l’année prochaine, si l’on s’établit dans la rivière, de faire quelques découvertes. Ce que je ne saurais faire ici, Biloxi, tant les environs sont peu de chose ?” ï
Sauvolle, en effet, devait être mécontent de l'endroit que l’on avait si maladroïtement choisi pour fonder un établisi:ment, car, outre que le pays ne pouvait offrir aucune ressource, il ; faisait si chaud au ler d'avril,
que les Français ne pouvaient travailler que deux heures le matin et deux heures le soir pour défricher autour au fort. D’ailieurs, tout le monde était malade de dyssenterie ; si le printemps se montrait sous un aspect aussi peu favorable, l'hiver n’en avait pas été moins rigou-
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oui- reux. Il avait été très venteux et très froid. Le vent 1700. | | l'a du nord s'était fait sentir très vivement pendant tout le | | nce. mois de février, et avait tellement refroidi l’atmosphère, non que l’eau glaçait dans les verres en les rinçant. Souffrant | ette de ces alternatives de chaleur ou de froid intense, il n’est roi pas étonnant que les colons, jetés sur une plage sablonien- neuse et aride, soient tombés dans le découragement. À
fort En effet, ils ne devaient savoir quel parti tirer de leur
, position. Car les populations sauvages qui les environ-
ap- naient n'étaient pas assez riches pour alimenter un comb le merce actif. Sauvolle lui-même écrit à ce sujet au mi- | des- nistre : “Plus j'ai de connaissance de ces espèces de na- | stre tions, plus leur misère me saute aux yeux. Si l'espoir de | ime trouver quelque mine ne réussit point, la cour ne saurait ill à
être remboursée des dépenses qu’il lui faut faire, hormis sf! À ette qu’elle ne permette la descente du castor par ici, ce qui & 2 oi le à ne sera pas ruineux pour le Canada. La laine de bœuf y que Ï est encore un article à ne pas négliger. Les sauvages en F: $ fait. # peu de temps en feraient des amas, au lieu de la laisser st hu ilité perdre quand ils ont tué des bêtes, et ils nous les descen- = ta pter draient pour rien ou du moins pour des bagatelles.” eQ = | age, Voilà toutes les ressources que Sauvolle découvrait à RQ “ | e la cette époque dans la Louisiane. Du point de vue où il ALT 1m | éta- était placé, du rivage de Biloxi où il était confiné, il ne it, Ce L pouvait en apercevoir d’autres. (C'était sur le Missis- | sont sippi qu’il fallait s’établir, et Iberville avait eu raison d’y porter de suite son attention. Il était donc parti avec !
roit cinquante Canadiens. pour cette exploration, après avoir
un É ordonné à Bienville de traverser les lacs, et d'aller defrir mander aux Bayagoulas des guides pour lui faire connaivril, tre la partie du fleuve la plus rapprochée de la mer, qui | leu- | ne fut pas sujette aux inondations. Bienville réussit | our dans sa mission, et fut conduit par les Indiens à une | 1ys- sl terre haute qui se trouvait à cinquante-quatre milles de | ussi lamer. Là, il fut bientôt rejoint par Iberville, qui y or- :
donna l'érection d’un fort. -
Vers le milieu de février, ils avaient eu le plaisir de recevoir parmi eux le chevalier de Tonti, qui avait descendu le fleuve avec sept hommes. Le brave compagnon de Lasalle avait entendu parler d’une colonie française établie à la Louisiane, et était parti pour s'assurer de la réalité du fait. Le chevalier, après s’être reposé trois jours, remonta le fleuve avec Iberville et Bienville. Ils séjournèrent parmi les Bayagoulas jusqu’au l'er de mars, et se rendirent ensuite au village des Oumas, qui les reçurent avec hospitalité. Il existait entre ces deux nations une guerre cruelle que les Français eurent la satisfaction de terminer. ‘ar
Des Oumas, les Français allèrent aux!Natchez. La nation € qui portait ce nom avait été extrémement nombreuse, mais elle avait été réduite par des guerres fréquentes, et ne comptait plus que douze cents guerriers. Un qissionnaire, nommé St. Come, était arrivé depuis peu du Canada, et s'était fixé parmi eux. Le roi, ou le grand Soleil de la nation, informé de l'approche des Français, sortit de son palais; porté par quelques-uns de ses sujets, et, suivi de tout son peuple, il s’avança vers les étrangers qu’on lui avait annoncés, et les reçut avec courtoisie. Ces Indiens paraissaient être plus civilisés que toutes les nations qu’Iberville avait vues jusqu'alors. Ils conservaient dans un temple un feu perpétuel, que des prêtres étaient chargés de nourrir avec soin, et déposaient sur un autel consacré au soleil les prémices de leurs chasses.
Il est curieux d’observer les rapprochements qui existent entre les différentes religions des hommes. On ne peut se défendre de quelque sentiment d’étonnement en trouvant dans les forêts de la Louisiane un culte du soleil semblable à celui des anciens Persans et une institution qui rappelle le culte de Vesta chez les Romains. Cependant ces analogies n’ont rien de mystérieux ; elles s'expliquent naturellement. Les hommes, en regar-
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dant autour d’eux, ont deviné la divinité et l'ont cherchée dans les objets qui les environnaient. De toutes les merveilles de la création rien ne dut les frapper d’une admiration plus forte que cet astre superbe qui est l’ame du monde et qui, suivant un auteur sacré, est l'ombre de Dieu dans le ciel. Aussi, on lui éleva des autels par toute la terre et des actions de graces lui furent rendues avec des rites plus ou moins différents. —
Pendant que les Français étaient parmi les Natchez,., une scène épouvantable les glaça d'horreur. L'un des temples, ayant été frappé par la foudre, devint la proie
des flammes. Les prêtres sollicitèrent les femmes Indiennes de jeter leurs enfants dans le feu pour apaiser la colère de leur divinité. Ils ne réussirent que trop à étouffer par le fanatisme la plus puissante des affections, et des mères précipitèrent dans les brasiers de l’incendie le fruit de leurs entrailles. Quatre de ces innocentes victimes avaient déja péri, lorsque les Français par des menaces et des prières empêchèrent la continuation du sacrifice infernal.
Iberville, enchanté du pays des Natchez et convaincu que c'était la partie de la province qui convenait le mieux à l'établissement d’une colonie, traça le plan d’une ville sur une hauteur située au bord du fleuve, et lui donna le nom de Rosalie que portait la comtesse de Pontchartrain. Le 22 mars, Iberville retourna au fort qu’il avait construit sur le Mississippi, et Bienville partit avec quelques Canadiens et un certain nombre d’Indiens pour le pays des Yatassés, qui habitaient la partie occidentale de la Louisiane. De-là, il poussa ses explorations jusqu'aux Ouachitas et jusqu'aux Natchitoches. Ï1 n’acquit qu'une connaissance imparfaite du pays et n’entendit parler d'aucun établissement Espagnol dans le voisinage. cr
Sur ces entrefaites, Iberville partit pour France afin
d’y chercher de nouveaux secours et laissa à Bienville
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le commandement du fort qu’il avait fait construire sur le Mississippi. Les progrès de la colonie menaçaie::: d’être extrêmement lents ; les colons ne pensaient qu’à étendre leurs découvertes dans l'espoir d'arriver à quelque mine d'or ou d'argent ; la terre n’était pas cultivée et c’est de St.-Domingue que les colons recevaient leurs moyens de subsistance. Aussi, ils furent souvent en proie à la famine la plus horrible ; la maladie se joignit à la misère ét le nombre des colons diminua si rapidement, qu’en décembre 1701, il y avait à peine cent cinquante personnes dans la province.
Sauvolle lui-même n'avait pu survivre à tant de malheurs. Il mourut le 22 juillet, et Bienville lui succéda comme gouverneur de la colonie. Telle en était la triste situation, lorsque Iberville revint avec deux vaisseaux de ligne et un brick, qui portaient des troupes et \ une quantité de provisions. D’après les volontés du roi qu ’il transmit à Bienville, celui-ci laissa + vingt hommes sous ] les ordres de Boisbriant au fort de Biloxi jet transporta | ‘le siège principal de la colonie sur le côté occi- ‘dental de Ta rivière de la Mobile, à peu près à l’endroit où est située maintenant la ville de la Mobile. Outre ce nouvel établissement sur la rivière de “la Mobile, on en fit un autre à l'ile du Massacre sur laquelle, lors de sa première découverte, on avait trouvé une très grande quantité d’ossements humains, et que l’on avait appelée pour cette raison l’île du Massacre. Ce nom, quiiparut de mauvais augure et qui sonnait mal à l'oreille, fut changé, et fit place à celui de l’île Dauphine. Iberville, sentant qu’il fallait cultiver la terre pour prévenir le retour d’une disette semblable à celle qui avait déjà affligé la colonie, écrivit au gouvernement Français pour lui demander avec instance des laboureurs.-—“Il faut trouver les moyens, disait-il, d’envoyér des laboureurs à la Louisiane. Car des gens à leur aise en France ne voudraient pas volontiers y aller.