‹ Histoire de la Louisiane [microforme]Chapitre 33 sur 95 · FE · texte numérisé non relu

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1714, 4] /i ndigo ne vient pas, les muriers mêmes sont bâtards. ZZÆ uJ e ne vois que. deux objets pour faire valoir cette çolonie: la correspondance du commerce avec les Espegnols, les incursions que l’on pourrait faire sur eux en temps de guërre par terre et par mer, lesanines! d'or etd’argent qu’on pourra y trouver.

“La colonie ne peut pas être plus pauvre qu elle ne l'est actuellement. Les Canadiens qui y sont, ne pou- ‘vant vivre, s’en retournent au Canada, et ce ndant sañs eux" on ne peut faire aucune entreprise. Il enfaugrait une-cinquantaine : aux gages du : roi pour faire e des découvertes.” TM. “TM. de Lamothe Cadillac entre ici dans de nid dé- ’veloppements et insiste sur l’utilité d’un commerce actif .avec le Mexique, mais il avoue qu’il ne peut obtenir l'agrément du vice-roi à cet effet, et doute qu’il puisse jamais réussir à établir ce commerce, parce que, ditsil, le principal directeur, Dirigoin, n'est point habile: homme et le contrôleur Lebas, est fort dissipé et ne songe qu'à ses plaisirs. :

#Si Dieu me donne la santé, ajoute-t-il, je tâcherai. de Hé ver cette.colonie, qui ne vaut pas un fétu à l'heure qu’il est ; mais si on veut la conserver, il faut au moins cent hommes de troupes bien entretenues, ayantbon pain et bon lard. 1l faut des matelots et des Canadiens. Il faudrait qu’il y eut dans les troupes des gens de” mé- comme maçons, tailleurs dg pieux; charpentiers,

énuisiers, &e., &c.”

eu démande ensuite la construction. d'une église et

: “Je crois que es habitants seraient ravis de

missionnaires, la plus grande partie n’ont point approché des sacrement depuis sept à huit ans. Les soldats n’ont point fait leurs pâques, à l’exemple de M.de Biène ville, leur commandant, de M. de Boisbriant, majôr, Baillon, aide-major, Chateaugné, premier capitaine et

À n’eh avoir point. Au dire de Messieurs les prétrese et

Sérigny, petit officier, auxquels j'ai déclaré que j'en informerai votre Grandeur. Ce qui les fait éclater contre moi avec l'appui du commissaire Duclos.” : Dans cette longue homélie, il se plaint aussi du capitaine du vaisseau, à bord duquel il est venu, ainsi que . de M. de Richebourg, capitaine de dragons. Il reproche au capitaine de vaisseau d’avoir séduit la plupart des filles vertueuses qu’il était de son devoir de transporter intactes à la Louisiane. “C’est peut-être, dit-il, une des raisons pour lesquelles ces filles ne trouvent pas à se marier, à cause que quelques Canadiens, qui étaient dans le vaisseau et qui étaient témoins de ce qui s’est passé à leur sujet, en ont mal parlé après leur débarquement. Elles sont logées chez les habitants qui les ont demandées. Il n’y en a que trois de mariées sur les douze. Cela provient de leur misère; car ces fil- “les sont très pauvres, n’ayant ni linge, ni hardes, ni beauté. Je crois qu’il serait à propos de marier quelques-unes de ces filles avec des soldats qui les recherchent, et cela le plus tôt possible, de crainte qu’elles ne se prostituent, étant toutes nues.

“Je voudrais, suivant vos instructions, déténiiér les fortifications, mais le commissaire s’y oppose, ainsi qu'aux présents à donner aux sauvages.”

Ici, M. de Lamothe Cadillac revient sur les plaintes qu’il avait déjà portées contre Bienville, Chateaugné et plusieurs autres officiers de. la colonie ; il ne ménage personne et querelle le ciel ét la terre.

“L'établissement du conseil, continue-t-il, n’a pu se faire jusqu’à présent, faute de sujets, M. le commissaire m'en a proposé deux, qui sont les sieurs de Lafrénière et des Lauriers, chirurgien major. Le prémier a

«appris à signer son nom depuis quâtre mois, et le se- . ond, étant chirurgien, il y & incompatibilité.” + + « te “ + En voilà assez pour donner la mesure du caractère, ” de l'intelligence et des qualités administratives du gou-

en La Fe :

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