LA FONTAINE A VAPEUR DE WOBCESTER
la disposition de la macMne ; et Dircks, biographe de l'ioveoteur.a proposéla forme d'appareil que montre le croquis (ûg. 8) comme s'accordant parfaitement avec les indications fournies par la muraille, et avec celles que donnent les testes. Les deux récipients A A' sont réunis, par un tube à va-
le RBglac-Castle.
peur BB', avec la chaudière C placée derrière eux. D est le fourneau. Un tube à eau vertical E communique avec les récipients d'eau froide AA' par les tubes FF', qui descendent presque jusqu'au fond. L'eau estfournie par les tuyaux d'aspiration GG', munis de soupapes ad, qui plongent dans le puits ou fossé H. La vapeur de la chaudière étant lancée alternativement dans chacun des récipients A et A', et s'y condensant, le vide formé permet à la pression atmosphérique de faire monter l'eau du puits par les tubes G et G'. Pendant que l'un des récipients se remplit, la vapeur refoule l'eau contenue dans l'autre jusqu'au sommet du tuyau de décharge E. Aussitôt que l'un est vide, on interrompt l'arrivée de la vapeur dans celui-ci pour l'envoyer dans l'autre ; et la condensation du peu de vapeur restée dans le premier lui permet de ge remplir de nouveau.
ti LA MACHINE A VAPEUR SIMPLE.
Comme on le Terra tout à l'heure, c'est là en substaoce, et presque exactement, la forme de macbiue dont l'inveotion est ordinairement attribuée à Savery, un inienteur venu beaucoup plus tard.
Worecster ne parvint jamais à constituer la grande com-
Flg. in,— Kiln^rd iMnienot, lecnnit inirqnii da Wonamsr.
pnRilic par laquelle il espérait voir appliquer son inTeotion sur une écbellc proportionnée ô son importance. Son deatio fut celui de presque tous les inventeurs : il mourut pauvre et sans avoir réussi.
8a veuve, qui vécut jusqu'en 1681, semble avoir été aussi conflaiile que Worcester lui-même dans la valeur de ses inventions; et longtemps après la mort du marqnis elle s'cITorçait encore de les faire adopter ; mais elle n'eut pas plus de succès que lut. La machine à vapeur pouvait rendre ù l'bumnnité des services inestimables, à une époque où les chevaux étaient le moyen le pliis efficace dont