‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 22 sur 141 · Harris, Leooicon technicum* Londres · texte numérisé non relu

Harris, Leooicon technicum* Londres

2. Navigation improved; or the art of rowing ships of ail rates in calms, with a more easy, swift and steady motion, than oars can, etc., etc. By Thomas Savery, Gent. Londres, 1698.

(La navigation perfectionnée, ou l'art de faire mouvoir les vaisseaux de toutes dimensions par temps de calme, d'une manière plus aisée, plus rapide et plus sûre qu'on ne peut le faire à Taide de rames, etc.)

3. Expérimental Philosophy (Physique expérimentale), t. II, p. 465.

cultes mécaniques qu'entratnait l'obligation d'épuiser l'eau des mines anglaises et surtout des puits profonds du comté de Cornouailles ; il savait que toutes les tentatives faites jusque-là pour se procurer des pompes efficaces et économiques avaient constamment échoué ; et, le 25 juillet 1698, il fit breveter les dessibs de la première machine qui ait jamais été réellement employée à ce travail. Il en fut présenté à la Société royale de Londres, en 1699, un modèle susceptible de fonctionner, avec lequel on fit des expériences couronnées d'un plein succès. Savery consacra beaucoup de temps à imaginer sa machine et à la perfectionner, et il assure qu'il y dépensa beaucoup d'argent.

Ayant finalement réussi à se convaincre qu'elle pouvait marcher convenablement, il exposa à Hampton-Gourt , en 1698, devant le roi Guillaume III et sa cour, un modèle de sa « machine à feu ^ », comme on l'appelait en ce temps-là ; et il obtint immédiatement son brevet. Le titre de ce brevet était ainsi conçu :

« Concession à Thomas Savery, gentilhomme, du monopole d'une nouvelle invention par lui imaginée, pour élever l'eau et mettre en mouvement toutes sortes de manufactures par la force impulsive du feu, qui sera de grand usage pour épuiser les mines, fournir de l'eau aux villes et faire marcher toute espèce de moulins, quand ils n'ont pas Tavantage d'une chute d'eau ni de vents constants; valable pour quatorze ans ; avec les clauses d*usage. »

Savery s'occupa alors de faire adopter son invention, en employant une méthode qui contraste singulièrement avec celle que suivaient d'ordinaire les inventeurs de cette époque. Il inaugura un système régulier d'annonces qui réussit fort bien, et ne perdit pas une occasion de faire non seulement connaître, mais bien comprendre ses plans, même dans les points de détail. La Société royale était alors complètement organisée, et à l'une de ses séances il obtint la permission de présenter son modèle de « machine à feu »

1. Fire-engine; le nom parut d^autant plus singulier aux Anglais que c*est celui qu'ils donnent aux pompes à incendie. (N. du Trad.)

MODÈLE DE SAVERY. , 35

et d'en expliquer le foDctioDnemeat ; et, comme dit le procès-verbal, « M. Savery diTertil la Société en faisant voir sa maclLlne pour élerer l'eau par la force du feu. Il fut remercié pour avoir montré celte expérience qui réussit selon son attente et fut approuvée. » Il offrit à la Société un dessin et le devis de sa machine; et les Transactions* contiennent une gravure sur cuivre (flg, 13) avec la description de son modèle. II consistait en.nn fonmean A,

Fig- 13. — Modèle do Savary,

chauffant une chaudière 6 réunie par des tubes CG avec deux récipients en cuivre DD. Du fond de ces récipients montaient des tubes FF, qui se réunissaient pour former un tuyau principal d'élévation, ou « tube de refoulement G ». Du sommet de chaque récipient partait un autre tube tourné vers le bas; et ces deux derniers s'unissaient également pour constituer le tuyau d'aspiration, qui plongeait jusqu'au fond du puits ou réservoir dont il s'agissait d'élever l'eau. La hauteur maximum d'élévation admissible était de 24 pieds.

La machine fonctionnait comme il suit : la .vapeur est produite dans la chaudière B ; en ouvrant le robinet G,

1- Piltaophical TransactUnu, n* 352. — Weld, Royal Society, J,. I, p. 357, — Lowthorp, Abridgment, t. I.

*i 1,A MACHINE A VAPELR SIMPLE.

on remplit le récipient D de vapeur; si eosuite od ferme le robinet C, cette vapeur se condense, un vide se forme et la pression atmosphérique fait monter l'eau, par le tube d'aspiration, du puits dans le récipient ; le robinet G étast de nouveau ouvert, la soupape du tuyau d'aspiration se ferme, la vapeur pousse l'eau par le tuyau de refoulement G, dont la soupape s'ouvre, et le liquide est chassé par l'extrémité supérieure du tube ; le robinet C est fermé de nou-

veau ; la vapeur se condense encore, et la machine fonctionne comme précédemment. Pendant que l'un des deux récipients se vide, l'autre se remplit, comme dans la machine du marquis de Worcester ; la vapeur sort ainsi de la chaudière avec une certaine régularité et l'expulsion de l'eau se fait de même d'une façon uniforme, les deux systèmes de tubes et de récipients fonctionnant alternativement sous l'action de la chaudière unique.

Dans une autre petite machine encore plus simple *, qu'il établit à Kensiogton (ûg. l/i), le même plan général . fut adopté. Elle comprenait un tube d'aspiration A, de 16 pieds de long et de 3 pouces de diamètre, un récipient

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