Architecture hydraulique
74 LA MACHIiNE A VAPEUR COMPOSÉE.
descendait à 3,220,000*. La meilleure machine avait un cylindre de 42 pouces de diamètre; la charge équivalait à 9 livres un quart par pouce carré de surface du piston, et le calcul indiquait une puissance développée de 167 chevaux.
Pricc, qui écrivait en 1778, dit, dans PAppendice à sa JflincraJofjia cornubiensis : « L'invention par M. Newcoincn de la machine à feu nous a permis de donner à nos mines une profondeur double de celle qu'on pouvait atteindre précédemment avec toutes les autres machines. Depuis Tachôvement de cette invention, la plupart des autres tentatives faites pour la perfectionner n'ont eu aucun succès ; mais l'énorme consommation de combustible que font ces machines absorbe une grande partie des bénéfices de nos mines ; car chaque machine à feu un peu considérable brûle pour 3,000 hvres (75,000 francs) de charbon par an. C/cst une dépense si lourde, qu'elle équivaut presque à une prohibition. »
En 1 773, on donna à Smeaton la description d'une chaudière en pierre, employée avec une de ces machines dans une mine de cuivre à Camborne, en Cornouailles. Elle contenait trois carneaux de cuivre de 22 pouces de diamètre, que les gaz traversaient successivement pour se rendre finalement à la cheminée. Cette chaudière était cimentée avec du mortier hydraulique. Elle avait 20 pieds de long, 9 de large et 8 1/2 de profondeur. Elle était chauffée par la chaleur perdue des fours à griller le minerai. C'est Tune des premières chaudières à carneaux qu'on ait jamais faites.
En 1780, Smeaton put dresser une liste de 18 grandes machines, qui fonctionnaient dans le Cornouailles. La plupart avaient été construites par Jonathan Hornblower et John Nancarron. A cette époque, la plus puissante et la
1. Les chiffres ci-dossus, traduits en mesures françaises usuelles, donnent les résultats suivants ;
5,590,000 — 7/*4O,O00 — 3,220,000 livres-pieds par boisseau de charbon consommé correspondent à : 13'', 3 — 10'',0 — 23'',9 de charbon par heure et par cheval. (ISote du traducteur,)