‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 51 sur 141 · EXPÉRIENCES DE JAMES WATT · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE JAMES WATT

remplir entièrement le cylindre. Cela confirmait sa précédente conclusion, qu'on perdait les trois quarts de la chaleur fournie à la machine.

Watt était donc, par ses propres recherches, comme il les énumère lui-même s arrivé à déterminer :

(( 1^ Les capacités calorifiques relatives du fer, du cuivre et de différentes sortes de bois, en prenant l'eau pour point de comparaison;

« 2^ La relation entre les volumes de la vapeur et de l'eau qui la produit;

(( 3° La quantité d'eau vaporisée dans une chaudière donnée par livre de charbon;

« 4" L'élasticité delà vapeur à diverses températures supérieures à celle de l'eau bouillante, et la loi approximative de cette élasticité aux basses températures ;

« 5^ La quantité d'eau dépensée à chaque coup de piston, sous forme de vapeur, par une petite machine Newcomen ayant un cylindre de bois de 6 pouces de diamètre et de 12 pouces de course;

« 6^^ La quantité d'eau froide nécessaire à chaque coup de piston, pour condenser la vapeur dans ce cylindre, de façon à lui donner une puissance utile d'environ 7 livres par pouce jcarré. »

Après ces expériences, bien conduites et vraiment scientifiques, Watt pouvait entreprendre son travail de perfectionnement de la machine à vapeur; il en comprenait maintenant les défauts et en connaissait les causes. Il ne tarda pas à voir que, pour réduire les pertes qui se produisaient pendant que la vapeur agissait dans le cylindre, il fallait trouver quelque moyen de maintenir, comme il dit, ce cylindre « toujours aussi chaud que la vapeur qu'on y faisait entrer », malgré les grandes variations de tenapérature et de pression que subissait cette vapeur pendant la course ascendante et descendante du piston. 11 nous a raconté comment lui vint l'heureuse idée qui supprima toutes les difficultés, et le conduisit à la série de modifica-

Page 1