‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 52 sur 141 · Mechanical philosophy^ de Robison, éditée par Brewster · texte numérisé non relu

Mechanical philosophy^ de Robison, éditée par Brewster

lions d'où sortit enfin le type moderne de machine à vapeur, que le monde possède aujourd'hui.

Il nous dit^ : « J'étais allé faire un tour par une belle après-midi de dimanche. J'étais entré sur le Green, par la porte qui se trouve au bas de la rue Charlotte, et j'avais dépassé l'ancien lavoir. Je pensais en ce nioment à la machine et j'étais arrivé à la maison du berger, quand l'idée me vint que la vapeur, étant un fluide élastique, s'élancerait d'elle-même dans le vide; que si donc on faisait communiquer le cylindre avec un récipient vide, la vapeur se précipiterait dans celui-ci, et qu'on pourrait l'y condenser sans refroidir le cylindre. Je vis alors qu'il faudrait me débarrasser ensuite de la vapeur condensée et de l'eau d'injection, si j'employais un jet comme dans la machine de Newcomen. Deux méthodes se présentèrent à moi pour y parvenir. La première était de faire écouler l'eau par un tuyau descendant, si je pouvais trouver un exutoire à une profondeur d'au moins 35 ou 36 pieds, et d'enlever l'air au moyen d'une petite pompe. La seconde était de faire cette pompe assez grande pour enlever à la fois l'air et l'eau. Je n'avais pas encore dépassé la maison Golf que toute cette affaire était arrangée dans mon esprit. »

A propos de cette idée. Watt disait au professeur Jardine* :

« Si l'on y réfléchit, cette invention ne paraît pas aussi considérable qu'elle m'avait semblé. Dans l'état où j'avais trouvé la machine à vapeur, il ne fallait pas un grand effort d'imagination pour s'apercevoir que la quantité de combustible nécessaire pour la faire fonctionner, empêcherait toujours d'en tirer un grand avantage. Le pas à franchir ensuite dans la voie du progrès n'était pas plus difficile ; chercher la cause de cette grande consommation de combustible. Je compris aussi promptement qu'elle provenait du charbon qu'on dépensait en pure perte, pour reporter, plus de 15 ou 20 fois par minute, le cylindre, le

1. Reniiniscetices ol James Watt, Robert Hart; Transactions of the Glasgow Archœological Society, 1859.

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