LA MACHINA' A FEU DE WATT
tige des pompes, siispendue à l'autre extrémité du balancier, est par conséquent soulevée et les pompes remplies d'eau; les soupapes c et /" se ferment pendant que e s'ouvre, et la vapeur qui est au-dessus du piston passe au-dessous; les pressions devenant égales de part et d'autre, le poids de la
mai tresse- lige, qui surpasse celui du piston, fait rapidement monter ce dernier vers le haut du cylindre, pendant que la vapeur est chassée du dessus et passe à la face inférieure du piston, La soupape e se ferme ensuite, c et f s'ouvrent de nouveau; la descente recommence.
L'eau et l'air qui pénètrent dans le condenseur sont enlevésàchaque coup par la pompe à air i, qui communique avec le condenseur par le conduits. La pompe g fournit l'eau froide, et la pompe A enlève une partie de l'eau de condensation, que la pompe à air envoie dans la bâche à eau chaude k, d'où la pompe d'alimentation l'amène à la
chaudière. Les soupapes sont manœuvrées par un dispositif très analogue à celui de Beighton et de Smeaton, au moyen des taquets m, m, portés par la tige à chevilles ou poutrelle nn.
La machine est établie sur une fondation solide BB; F est une ouverture par où Ton chasse, avant la mise en train de la machine, Tair du cylindre et du condenseur.
Les inventions couvertes par le brevet de 1769, furent décrites comme il suit :
« Ma méthode pour diminuer la dépense de vapeur et, par suite, de combustible, dans les machines à feu, est basée sur les principes suivants :
« 1" Il faut que le récipient dans lequel la puissance de la vapeur doit être employée à faire marcher la machine, — récipient qu'on appelle le cylindre dans les machines à feu ordinaires, et que j'appelle le vaisseau à vapeur — soit, pendant tout le temps que la machine fonctionne, maintenu aussi chaud que la vapeur qui y entre : pour cela, je renferme d'abord dans une enveloppe de bois, ou de quelque autre matière conduisant mal la chaleur; secondement je l'entoure de vapeur ou d'autres corps échauffés; et troisièmement je ne laisse ni eau ni autre substance plus froide que la vapeur y pénétrer ou le toucher pendant ce temps.
« 2« Dans des machines qui doivent fonctionner totalement ou en partie par la condensation de la vapeur, il faut que celle-ci soit condensée dans des récipients distincts du vaisseau à vapeur ou cylindre, quoique communiquant en temps voulu avec lui. J'appelle ces récipients des conden^ sevrs; et, pendant que la machine fonctionne, ces condenseurs doivent être maintenus au moins aussi froids que l'air avoisinant la machine, par l'application d'eau ou d'autres corps froids.
« '6° Tout air ou autre fluide élastique, qui n'est pas condensé par le froid du condenseur et peut entraver la marche de la machine, doit être enlevé des récipients à vapeur ou condenseurs, au moyen d'une pompe manœuvréc par la machine elle-même ou autrement.
c( i" Je me propose d'employer, dans bien des cas, la