‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 70 sur 141 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

« Los inventions qui ont eu pour résultat d'abréger les distances, sont celles qui ont le plus contribué à la civilisation et au bonheur de l'espèce humaine, x — Macaulay.

Le commencement du xix" siècle trouva la machine à vapeur moderne complètement en état, en possession de ses organes essentiels, et donnant son travail dans une foule dlndustries. Dans la poursuite des applications utiles de la vapeur, une première période se présente, avec les noms illustres de Worcester, de Morland, de Savery, de Desaguliers; vues à la lumière des merveilleux résultats obtenus de nos jours et préparés par ces premiers travaux, les tentatives de ces hommes de génie nous apparaissent avec un caractère de grandeur qui n'a pas toujours été justement apprécié.

La deuxième période, celle du développement de la machine à vapeur, nous oflfre des résultats pratiques devant lesquels s'elTacent, pour ainsi dire, ceux obtenus dans la période précédente.

Eh bien, Tœuvre de Watt et de ses contemporains n'était elle-même qu'une simple préface aux progrès étonnants accomplis depuis lors, dans cette période moderne à laquelle nous arrivons ; elle disparaît à son tour en comparaison des développements qu'ont pris dans le siècle actuel les industries mécaniques, et de la variété infinie des applications (Je la machine à vapeur.

m LA LOCOUOTIVE.

Pendant la première période d'appiicalion. la machine à vapeur fut employée simplement à l'élévation de l'eau et à l'épuisement des mines; pendant la seconde, elle le fut à un nombre considérable de travaux utiles et se sobstitua partout à la puissance musculaire de l'homme et des animaux, à la force du vent et des chutes d'eau, les seuls moteurs cououa avant cette époque. L'histoire du développement que prirent les diverses industries pendant cette

Pig. 43. — Le picmière voiture muchant )ur rsib. lias.

période, grâce à l'emploi de la vapeur, ne serait ni moins considérable ni moins intéressante que celle de ta machine à vapeur elle-même.

Boulton et Watt avaient largement ouvert la voie; et l'année 1800 y vil entrer une foule d'ingénieurs et de manafacturiers, empressés de recueillir la moisson d'honneurs et de profits, qui semblait s'anaoncer si riche pour eux tous. La dernière année du xvir siècle fut aussi la dernière des vingt-cinq que devait durer la société Boulton et Watt; avec elle expiraient les brevets, grâce auxquels cette maison avait tenu entre ses mains le grand monopole- de la construction des machines à vapeur. Tout le monde avait maintenant le droit de fabriquer la machine à vapeur moderne. Au commencement du siècle. Watt se retira de la vie active des affaires. Boulton 7 resta encore attaché ; mais il

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