FORCE EN CHEVAUX
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Clayton, Shuttleworth et C'*, à Lincoln
Compagnie des forges de Reading, à Readlng..
Dans toutes ces machines, on faisait usage de chemises de vapeur ; Peau d'alimentation était fortement et uniformément chauffée par la vapeur sortant du cylindre; le charbon était choisi, cassé et mis au feu avec le plus grand soin. La vitesse de marche, la pression et la quantité d'eau d'alimentation étaient réglées très minutieusement et la plus grande aisance était laissée au jeu de tous les orgaaes. Les mécaniciens étaient habituellement des « jockeys * n fort habiles.
Le dessin suivant (fig. 111) représente une locomobîle d'un des plus anciens et des plus expérimentés constructeurs des États-Unis.
La surface de chauffe des machines de ce genre est moindre que dans les machines fixes, mais beaucoup plus grande que dans les locomotives, et varie de 10 à 20 pieds carrés par cheval. Les chaudières sont très solidement établies, pour leur permettre de résister à la fatigue que leur fait éprouver la machine, qui y est directement fixée, fatigue qu'on évalue du dixième au cinquième de celle causée par la pression de la vapeur. Quelquefois même on donne à la chaudière une force double de celle habituellement adoptée
1. Cette qualification qu*on leur donne ici provient de l'analogie qu'on établit entre leur rôle dans ces concours et celui des jockeys aux courses de chevaux. (N. du tr.)
LOCOMOBlLtS.
pour les machines fixes de mêmes dimensions. On voit que dans cet eiemple la machine est installée directement au-
iJessus de la chaudière, et. que toutes les parties eu août apparentes et à portée du mécanicien.
Dans une de ces machines, d'une puissance de 20 chevaux, le cylindre a 10 pouces de diamètre, et le piston 18 pouces de course. Le volant fait 125 révolutions par minute; la grille a 9 pieds carrés et la surface de chauflfe 288.
I3i «ACHIXES ACTUELLES.
La machine pèse It 1/2 tounes, et la vapeur y est employée à la pression de 125 livres par pouce carré.
Dans les machines du genre que nous venons de décrire, le tirage est obtenu par la vapeur d'échappement qui est dirigée dans la cheminée. Ces machines se vendent aujour-
d'hui de 120 à 150 dollars par cheval, suivant les dimensions et la qualité, les petites machines coûtant reiativemeol plus cher. La consommation haliiluelle de combustible est de i à 6 livres par cheval et par henre, chaque pied carré de grille brOlant de 15 à 20 livres de charbon, dont chacune transforme en vapeur 8 livres d'eau à peu près. Le poids ordinaire, pour les grandes dimensions, est de 500 livres par cheval.
LOCOMOTilLIiS HOUTIÈRES. I3ù
Ces machines sont quelquefois disposées pour se iraiisporter elles-mêmes. La machine routière pour batteuse, représentée ci-dessus (fig. 112), est organisée de façon à remorquer sur les routes ordinaires un réservoir contenant 10 barils d'eau ou même davantage, plus une machine à vanner, et pour faire marcher une batteuse ou une scierie, en développant une force de 20 à 25 chevaux. Ce spécimen de machine routière a une chaudière construite pour fournir la vapeur à 250 livres de pression et elle peut atleindre une puissance maximum de 30 chevaux.
Celte machine a un tiroir équilibré et une détente auto-
matique; et elle est munie d'un dispositif pour renverser la vapeur, pour le cas où elle circule sur les roules. Les roues motrices sont en fer forgé, de 56 ponces de diamëlre sur 8 pouces de large, avec des bras en fonte pour les roues motrices. Les deux roues d'arrière sont motrices dans les courbes aussi bien que sur les alignements droits, La machine peut être conduite et chauffée par un seul homme, et son poids total est si faible qu'elle peut passer en toute sûreté sur tous les ponts bien établis qu'on rencontre ii la campagne. Elle est pourvue d'un frein pour éviter tout danger dans les descentes; en marche normale, elle fait environ 3 milles à l'heure, mais la vitesse du pistou peut être augmentée au besoin et donner un parcours de 6 milles à l'heure.
C'est en somme un excellent spécimen de ces sortes de machines, telles qu'on les construit aujourd'hui. La chau-
JfU MACIIINKS ACTUELLtS.
diërc solide avec son réchauffeur, le cylindre arec chemise, le bâli à la fois forl et léger, les organes du mouvemeDt en acier, les surfaces du cylindre et de la chaudière soigneusement protégées, enfin les proportions parfaites de tous les organes coustiluentun bel exemple de construction moderne et forment un singulier contraste avec les premières machines de ce genre, construites il y a un siècle par Smeaton.
n fait rarement aujourd'hui des voitures à vapeur pour les voyageurs. La figure 113 représente celle imaginée par Fisher, vers ou un peu avant l'année 1870. Elle n'a fonctionné qu'à titre d'essai.
La figure IH représente une locomotive routière et agricole, telle que les construit une des meilleures maisons anglaises qui s'occupent de ce genre de travail,
La puissance de ces machines a été déterminée expérimentalement par l'auteur aux États-Unis, elà l'étranger par plusieurs ingénieurs distingués.
L'auteur en a essayé une à South-Orange (New-Jersey), pour mesurer sa force, sa vitesse et apprécier ses facilités