COEFFICIENT DE SÉCURITÉ
homogène et souple, pour les parois de la boite à feu et toutes les parties directement exposées aux flammes.
Le coefficient de sécurité est toujours trop bas en Amérique et n'est jamais trop haut en Europe. Les constructeurs étrangers sont plus soigneux sous ce rapport que nos fabricants des États-Unis. La chaudière doit être construite assez solidement pour supporter une pression au moins six fois égale à celle qu'on se propose d'employer. Et, comme elle s'affaiblit en vieillissant, elle devrait de temps à autre être éprouvée à une pression bien supérieure à celle à laquelle elle doit fonctionner; cette dernière devrait même être réduite peu à peu pour rester dans les limites de sécurité voulues.
Aux États-Unis, le coefficient de sécurité est rarement au-dessus de quatre, dans les chaudières neuves, et même il descend dans la pratique à 1 1/3, par l'effet de nos lois d'inspection.
Les principes que nous venons d'énoncer sont généralement, et peut-être universellement acceptés; on les retrouve dans tous les manuels sur la science et l'art du mécanicien; ils sont admis parles praticiens aussi bien que par les savants.
Ces principes sont exacts, et les conséquences que nous en avons tirées sont rigoureusement correctes, quand on les applique aux divers types de machines thermiques en usage. Ils nous permettent de déterminer, dans tous les cas, le module d'efficacité de la machine, c'est-à-dire le rapport de son rendement réel à celui qu'elle aurait, si elle était entièrement exempte de pertes de chaleur par conductibilité ou rayonnement, comme de toutes autres pertes de chaleur ou de force résultant du frottement des organes ou des chocs.
Les meilleures machines marines modernes du système compound ne dépensent parfois, comme nous l'avons vu, que 2 livres de charbon par cheval et par heure ; ce n'est guère que le dixième du travail équivalant à la chaleur que renferme le combustible. La différence se répartit comme il suit : 70 pour 100 entraînés par la vapeur ex-
puisée; 20 pour 100 perdus par conductibilité et rayonnelueut, par les défauts du mécaoîsme et des dispositions de la machine; 10 pour 100 seulement sont utilisés. Les trente ceotiëmes de la chaleur dégagée daus le foyer sont habituellement perdus par la cheminée ; le surplus entre dans la machine, mais nous n'en pouvons utiliser que 20 pour 100 au plus ; c'est de cette faible fraction qu'il faut chercher à économiser quelque partie, en perfectionnant le meilleur type de machineà vapeur existant aujourd'hui. Nous avons indiqué la façon dont Tingénieur doit s'y prendre pour essayer de réaliser cette économie.