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CHAUDIÈRE

5<» Dispositions étudiées de façon que la chaudière soit de longue durée, malgré Faction destructive des gaz chauds et de l'atmosphère;

6° Toutes les parties seront facilement accessibles pour les nettoyages et réparations;

7° Elles auront toutes une solidité aussi uniforme que possible, et à peu près les mêmes chances d'usure, de manière que la chaudière, devenue vieille, ne soit pas mise hors de service pour un simple défaut local ;

8° Les calculs de résistance seront établis en ménageant un coefficient de sécurité convenable ;

9<» La chaudière sera munie de soupapes de sûreté, tubes de niveau et autres accessoires en bon état de fonctionnement ;

10*» Elle sera conduite par des hommes intelligents et très soigneux.

Pour obtenir une combustion complète, le premier de -ces desiderata, il faut que Pair afflue en quantité suffisante et soit intimement mélangé avec les éléments combustibles. Pour réaliser la seconde condition, température élevée du foyer, il est nécessaire que la quantité d'air fournie ne dépasse pas ce qui est strictement indispensable. Le rendement d'une chaudière en chaleur disponible est mesurée par l'expression :

dans laquelle E représente le rapport de la chaleur utilisée à la quantité totale développée par le combustible ; T la température du foyer ; T' celle de la cheminée ; t celle de l'air extérieur. Plus haute est la température du foyer, plus basse est celle de la cheminée et plus grande est la proportion de chaleur utilisable. Il est d'autre part évident que, si parfaite que soit la combustion, la chaleur ne peut plus être utilisée lorsque la température de la cheminée se rapproche de celle du foyer ou bien lorsque, par ia^ diffusion des gaz dans une trop grande masse d'air, la température du foyer se rapproche de celle de la ehiaudière.

Pour concentrer une grande chaleur dans le foyer, on a recours dans certains cas à des expédients particuliers, tels que l'alimentation avec de l'air chaud, ou bien, comme dans les foyers à gaz de Siemens, le chauffage simultané des gaz combustibles et de l'élément comburant. Les foyers spéciaux en briques réfractaires ont un avantage sur les boites à feu en métal, par suite de leur plus haute température. Disposer autour du feu des surfaces non conductrices et fortement échauffées, est un moyen très efficace pour obtenir une haute température de foyer.

Dans l'agencement de la surface de chauffage, on doit s'efforcer de ne pas gêner le tirage et d'assurer à l'eau de la chaudière une circulation libre et rapide, en tous les points touchés par les gaz de la combustion. Les parcours des gaz et de l'eau, de part et d'autre de la tôle, doivent autant que possible se faire en sens opposés. L'eau froide doit entrer près de la sortie des gaz refroidis, et la prise de vapeur être éloignée de ce point. La température des gaz de la cheminée a pu être ainsi réduite dans la pratique à moins de 300° Fahr. (148<> cent.) ; et l'on est arrivé à des rendements à 75 ou 0,80 de la quantité de chaleur théorique.

Avec de bonnes formes de chaudière, c'est simplement l'étendue de la surface de chauffe qui détermine la quotité de ce rendement, et la diposition de cette surface n'influe que rarement d'une manière notable. L'étendue même de cette surface peut varier entre des limites éloignées, sans que le rendement en soit notablement affecté. Quant aux dimensions relatives de la surface de chauffe et la surface de grille, les rapports de 25 à 1 pour les chaudières à cerneaux, et de 30 à 1 pour celles à tubes, sont généralement adoptés par les constructeurs les plus connus.

Les chaudières doivent être faites en fer souple et malléable, ou mieux en acier doux, contenant assez de carbone pour permettre la fusion au creuset ou sur sole, et pas assez pour qu'on ait à craindre la trempe ou le criquément du métal sous l'action de changements de température brusques et considérables.

. Quand on emploie le fer, il doit être un peu dur, mais

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