Nous aurons à revenir sur ce fait historique
4. Gallia Chrtsiiana, t. Il, p, 919, D. c Guillelmus, quondam Liddensis episc. ad Agiueuseni ecclesiam, taper translalionem Gulllelmi prœdecessoris facti patriarcluv Hierosolymitani, vacantem, evocatur ex « re^esto anni 2 Urhani lY, cap. î6. solemnen in hanc urhem ingressum facit, die dominica, in festo « 5. Magdaleuœ, a/iuo I2ôj;, deportatus a buronibus de Claromonte, de Fossato, de Bovevilla, de Madi- « Ihano et de Fumello. ^ — L'abbé Ba^rère, dans son Histoire religieuse et tuouutiieiitale, t. 11. p. 22, rapporte Tacte qui consacrait cet usage, -r Quand le nouveau prélat fait sa première entrée dans la « ville d'Agen, il descend devant la po^te de Saint-Caprais où il est reçu processionnellement pour être
< placé sur un siège préparé à cet effet De là les nobles barons de Clermont-Dessus, du Fossat,
« de Beauville, de Madaillan et de Famel le portent sur leurs épaules jusqu'à l'entrée de l'église « Saint-Etienne. L'évéque célèbre la sainte messe et tient sa cour dans la même journée. Le lende- « main il reçoit de ses vassaux les hommages et les reconnaissances féodales. >
On lit dans YAbrégé chronologique des antiquités d'Agen par Joseph Labrunie, ancien curé de Monbran, pp. 66, 67 : ■? Cette cérémonie qui, d'après les archives de l'évêché, avait lieu ab antiquis « temporibus, prit fin lorsque Léonard de Rovère fit son entrée le 38 octobre 1492. Les quatre barons « qui devaient porter l'évéque ayant eu une dispute pour la préséance — jusqu'à dégainer leurs épées
< dit M. Labenasie — quatre archers du sénéchal portèrent ce prélat à sa cathédrale et depuis ce « temps-là nos évèques s'y sont transportés eux-mêmes. »
barons et chevaliers de l'Agenais jurent fidélité au roi de France, Philippe-le-Hardi. Parmi eux, figurent : Gaultier du Fossat, Bonafous du Fossat, Amanieu du Fossat et Amanieu de Madaillan.
En juin et juillet 1294, d'après un extrait de Rymer qui sera rapporté ailleurs, Edouard I, roi d'Angleterre, écrit à divers seigneurs de fAgenais pour qu'ils l'aident à rentrer en possession de la Gascogne. Parmi ces seigneurs, on retrouve : Amanieu du Fossat et Amanieu de Madaillan.
Par lettres du 30 janvier 1321, Edouard II appelle auprès de lui de nombreux barons de Guienne pour prendre part à la guerre d'Ecosse. Parmi eux figurent : Amanieu du Fossat, Arnaud Garsie du Fossat et Amanieu de Madaillan (i).
Dans son testament fait le dimanche jour do la fête de Saint-Jacques et Saint-Christophe, en 1288, Guillaume Amanieu de Fronsac nomme exécuteurs de ses volontés : Géraulde de Madaillan sa femme, Guillaume d'Aix, Guillaume Aramon de Gensac, Amanieu du Fossat et Amanieu de Madaillan, frère de sa femme (2).
Il est inutile de multiplier les citations. Voilà six actes importants et de natures diverses, accomplis dans des circonstances solennelles, qui confirment et proclament hautement la distinction qui existe entre ces deux familles.
Si nous examinons les signatures, nous constatons que, dans les actes publics, les du Fossat signent : du Fossat seigneur de Madaillan et que les Madaillan signent Madaillanse'ignQnx de Le nom du chefmanoir est donc : Fossat pour les premiers et Madaillan pour les seconds. Pourquoi cette différence essentielle s'ils sont une seule et même maison ? Comment un Anianebiis de Fossato, doinïiiiis de Madel/iaiw peut il être confondu avec un Atnancbus de Made/hano, doniinus de Rocsano, par exemple?
Au cours du procès dont nous avons parlé, les avocats du duc d'Aiguillon mettaient en jeu toutes les ressources de leur imagination pour rattacher les du Fossat aux Madaillan :
Ils allaient jusqu'à présumer, dit M. Tliolin, qu'au .xiii" siècle les premiers prenaient indifféremment l'un et l'autre nom. Cette hypothèse est toute gratuite.