‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 109 sur 327 · Lettres de Madame de Sévigné, îhid., t. vii, p · texte numérisé non relu

Lettres de Madame de Sévigné, îhid., t. vii, p

124 l-^ MAISON DE M ADAII.l.AN

convaincue dune fluxion assez violente, il fallut que je payasse en personne le tribut de mon iiitirniitc et d'avoir été la marraine de cette jolie créature. Aussi, mon cousin, je ne pus recevoir aucun soulagement de sa bonne volonté. Pour moi qui m'étois sentie autrefois aflfaiblie, sans savoir pourquoi, d'une saignée qu'on vous avoit faite le matin, je suis encore persuadée que si on vojloit s'entendre dans les familles, le plus aisé à saigner sauveroit la \ieaux antres, et à moi par exemple la crainte d'être estropiée (i).

L'IiuniL'ur processive de M'"" de Montatnire avait gagné son mari et donné lieu à la satire et aux chansons.

C'est ici l'hôtel de misères

On n'y vient gueres

Que pour signer

On y voit souvent .Nlontataire

Et son notaire

Pour friponner

Fuyons ce dangereux séjour

C'est un vrai coupe gorge

Et l'on y égorge.

La nuit et le long du jour.

11 n'v a ni lit ni cuisine

Jamais on n'y dine

Jamais on n'y dort

Tout le monde sans cesse y signe

Son bien l'on résigne

On en fait transport.

Q.u'on est sage

De fuir ce ménage

C'est un brigandage

Qui mène à la mort

Il n'y a ni lit ni cuisine

Jamais on n'y dîne,

Jamais on n'y dort (2;.

Pendant la campagne de Hollande, on avait fait aussi une chanson " sur quelques gens fort ennuyeux qui suivirent le roi Louis WV //.

Veux-tu savoir d'où vient l'ennuy Que l'on a dedans cette guerre

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