CHAPITRE Q.UATRIKME
Lègue à noble homme GauJfreJo d'Esiissaco son fils, les terres et juridiction de Colonges les Royaux et du Bois-Poyvreau, diocèse de Maillezais et de Poitiers et la somme de looo écus d'or ;
A noble demoiselle Anne d'Estissac sa fille lorsqu'elle sei^a en âge de se marier 5000 livres payables par Geoffroy et Bertrand ses fils ;
Dit avoir épousé i" demoiselle Françoise de la Brosse ;
Approuve une donation qu'il avait faite à Jeanne de Vyvonne sa femme de la somme de 2000 écus d'or ; lui donne en sus ses bagues et joyaux, et fait des règlements en caquelle aye un enfant posthume ; nomme les gouverneurs et administrateurs de la personne et des biens de ses enfants qiiousque ad œctatem deveneriiit légiiiinam Jean de Caumonie seigneur de Laii^iino son neveu et Jean de Ab:^aco de la Douze seigneur du dit lieu ejus cognatum ;
Institue héritier universel Bertrand à'Estissaco son fils aîné ; lui substitue Geoffroy son autre fils ; à celui-ci Anne sa fille ; à celle-ci les seigneurs de Lauzun et de la Douze ses neveu et cousin ; Garci Arnaud et Jean de Biderem frères ;
Révérend Père en Dieu Giilcano étant évêque d'Agen — Témoins nobles hommes Bernard de Luzié seigneur du dit lieu, Arnaud de Luzié son fils, Geoffroi Gerven, Aymeric de Favas et autres habitants de la ville de Lauzun où il fit ce testament — (Ancienne copie non signée), (i)
Jean d'Estissac mourut peu après avoir fait ce testament car avant la fin de l'année 1482 son fils Geoffroy avait pour tuteur Jean de Caumont, vicomte de Montbahus et seigneur de Lauzun son cousin (2).
Sa mère, Jeanne d'Estissac, était morte au mois de mars 1466. « Le seigneur d'Estissac, voulant faire vendre son vin, « envoya Jaric, l'un de ses clers, à Bergerac pour y ouvrir une « taverne. Les consuls s'y opposèrent » parce que ce droit était réservé aux bourgeois. Dans la séance du 23 mars « Fut
« remonstrat que Jaric ni monseigneur d'Estissat, no
« entenden à enfranhdre los privilegis, ni costumas de la
« vila ; mais G. de Biderent a ufert, per nom del dich
« sengnor, de far las causas que dévia far, e per so, a pregat '< que liom li laysse vendre lo vi per aver de la moneday