‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 187 sur 327 · I. Fonds Périgord. V. 132, f. 179, r,;cto et verso · texte numérisé non relu

I. Fonds Périgord. V. 132, f. 179, r,;cto et verso

:. Arcli. seigneuriales du Poitou (château de la Barre), t. 11, pp. 17, 44.

'< pcr far les /loiiors Je sa nuiyrc, Joua de Monda »(i)-

Jean d'Estissac ne paraît pas avoir en d'enfants de sa seconde femme. De Jeanne de La Brousse, nous connaissons ceux qui sont nommés au testament.

1° Bertrand de M.\d.\illax d'Estissac, dont l'article suivra.

2° Anne de Madaillan d'Estiss.xc, dont on ne trouve mention qu'au testament de son père.

3" Geoffroy de Madaillan d'Estissac, qui fut évêque de Maillezais, abbé de Celles et de Cadouin, prieur de Ligugé, protonotaire du Saint-Siège et doyen du chapitre de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers.

11 ne paraît pas avoir partagé les préjugés inhérents à sa naissance qui faisaient envisager souvent les hautes situations ecclésiastiques comme de simples hochets de vanité ou des dignités lucratives ; apanages généralement réservés aux puînés des grandes familles.

Les bénéfices dont il fut pourvu n'étaient pas seulement un produit dont il tirait le plus de parti possible ; c'étaient encore des propriétés sacrées qu'il se plut à embellir et à restaurer. Prieurés, abbayes, évéché, maison épiscopale, transmirent à la postérité le souvenir de sa générosité et de ses bienfaits. Malheureusement homme du monde et homme de son siècle avant tout, bien que d'une conduite irréprochable, sa pensée ne s'éleva guère plus haut que les intérêts matériels et la prospérité temporelle des maisons et domaines qu'il fut chargé d'administrer fa).

Le courant qui avait pris sa source dans les palais et les jardins de Florence et de Rome, traversant les Alpes avec les armées de Charles \'III, de Louis XII et de François 1", avait porté en France le goût des lettres et des arts. Les grands seigneurs prenaient pour modèle Laurent le Magnifique et les prélats voulaient imiter Léon X. Assurément la Renaissance enfanta des chefsd'œuvre dont certains surpassèrent ceux de l'antiquité ; mais, en éveillant le sensualisme, les désirs d'une vie large, facile et voluptueuse, elle entraîna une grande décadence morale. L'excessive

I. Arch. mun. de Bergerac, t. i, pp. 276, 577. 3. Dom CliamarJ, ibid., p. 319.

Page 1