De Froidefond , ibid., t. i, p
5. G. Lévrier, Historique de l'abbaye de Celles. Niort, Mercier, 1865, p. 29.
" Anidhliis il' Estissac l'iiris utrinsqne iloclor 1^4-/. Eo scdcntc » Dionasteriiiin a segregibiis dévastât 11 r aiiii. lyà-], quamobrem '(. optiniiis abbas scccssit in iirbem pictavcnscm, iibi niœrorc « confectiis obiit ann. 156c. Tune crant in nioiuistcrio viginti « qiiingiic canonici regn/ares. » (i).
3° Jeax de Madaillan d'Estissac. Il succéda à sun oncle (Geoffroy comme doyen de Saint-Hilaire et prieur de Ligugé. On le trouve également prieur de Saint-Rcmi-sur-Creuse, près la Haye de Touraine (2). L'oncle et le neveu avaient été victimes de dénonciations calomnieuses de la part des ennemis de leur famille. Le Parlement de Paris lança contre eux, le 17 décembre 1540, " un « arrêt de prise de corps, avec ordre de les saisir niesme en lieu « saint />. Jean se réfugia à Paris, mais on décou\rit sa retraite. Il fut appréhendé et mis en prison.
Cette affaire, qui semble avoir été fort exagérée, sinon inventée entièrement par les ennemis de la famille d'Estissac, se termina, après bien des humiliations, à l'avantage de l'inculpé.... Le chapitre de Saint-Hilaire s'était ému de ces poursuites, et avait obtenu que la cause fut jugée par une délégation de ses membres et par une commission prise dans le sein du Parlement... Jean d'Estissac put revenir à Poitiers et à Ligugé se reposer de tant d'outrages. .\u mois d'avril 1S45, il était député par le chapitre de Saint-Hilaire pour aller offrir au nouveau gouverneur du Poitou, Jean de Daillon, comte du Lude, frère de sa belle-sœur, les quelques pipes de vin que présentait d'ordinaire le chapitre aux représentants de l'autorité royale lors de leur joyeux avènement... Sa détention n'avait laissé aucune trace de défaveur dans l'estime générale. 11 parait même qu'il fut député par les chanoines de Saint-Hilaire pour les représenter aux fameux Etats de Blois, de 1576-IS77. «(}).
4" Je.wne DE Madaillan d'Estissac, mariée, le 10 janvier 1323, à Louis de Bideran, écuyer seigneur de La Fortonie, dans la juridiction de Monclar. Ce mariage fut traité et béni par Geoffroy d'Estissac 141. Les Bideran donnèrent à toutes les époques des preuves éclatantes de fidélité et d'affection à leurs suzerains, les dlistissac.