‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 201 sur 327 · CHAPITRE (QUATRIEME 24 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE (QUATRIEME 24 I

...Les Bideran suivaient la destinée des puissants sires d'Estissac, se dévouant corps et âme, de génération en génération, aux seigneurs du sol natal. Défenseurs jurés de leurs corps pendant la guerre, ils administraient leurs biens lors des courtes trêves de ces temps belliqueux, comme les plus pacifiques des feudataires... Les Bideran durent aux Estissac, hauts barons du Périgord, lieutenants et chambellans des rois de France, sénéchaux et gouverneui-s de provinces, une partie des terres qu'ils ont possédées, et de plus les charges multiples de capitaines de villes ou de châteaux... Les Bideran ne prodiguaient leurs services qu'aux plus reconnaissants des obligés : ils furent toujours grandement récompensés de leur dévouement. Rien, certes, ne dût leur être plus sensible, par exemple, que cette alliance du sang qui vint sceller d'une façon si éclatante une amitié de plusieurs siècles (i).

Deux des enfants nés de ce mariage entrèrent dans les ordres. Jean de Bideran, l'aîné, succéda à son oncle Jean d'Estissac le 16 décembre 1576, comme prieur de Ligugé. « Déjà, depuis cinq ", ans, il avait été pourvu, par la résignation de son oncle, de la € dignité de doyen de Saint-Hilaire (4 septembre 1571). Il ne tarda « pas à échanger cette dignité contre celle de sous-doyen avec <■< son frère, Jean de Bideran dit le Jeune (22 juin 1572); mais il « conserva jusqu'à sa mort son prieuré de Ligugé. » (2).

XIII. — Louis de Madaillan d'Estissac, panetier du Dauphin pendant son enfance, fut plus tard gouverneur de La Rochelle et d'Aunis puis lieutenant général en Poitou. Mineur à la mort de son père, sous la tutelle de son oncle Geoffroy, il résidait souvent auprès de lui à Ligugé.

8 août 1537. — Lettres de Chancellerie du parlement de Bordeaux en faveur de Jean de Buade, écuyer, seigneur de Saint-Sernin. — Celui-ci expose que l'évêque de Sarlat est seigneur direct et foncier du moulin de Chabeyre (aliàs Coleyron) dans la juridiction de la Barde et dans celle d'Estissac. En 1470, Géraud •de Brolhac (Brouillac) reconnut des terres en fief dudit évoque à cens et rente de même que Guillem de Brolhac, son héritier universel et Jean de Brolhac dit Cap-blanc (aliàs capitaine Blanc), ses enfants. Le seigneur d'Estissac prétendait que ces biens relevaient de lui, d'où procès. Accord s'en suit entre l'évêque et le seigneur d'Estissac par lequel ils échangent les rentes respectivement dues dans leurs

1. Comte lie Saint Sauj, latroductiou à la GéncaîogLc Bideran^ pp. 2 et 3.

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