CHAPITRE QLIATRIKMK
duc de Guise disant — qu'il supplie de le croire trop homme de bien de le demander sans l'avoir baillé. — 11 ajoute qu'il y a force prédicateurs en Poitou et Saintonge disant de meschantes choses et font ce qu'ils peuvent pour faire le peuple mal content (i).
Lorsque Louis de Bourbon, duc de Montpensier, fit son entrée solennelle à La Rochelle, le 26 octobre 1362, et « en '< osta tout aussitost l'exercice de la religion réformée, de « laquelle il estoit ennemy mortel » il était accompagné de Louis d'Estissac (2).
En 1=127, i^ ^vait épousé Antoinette de Daillon, fille de Jacques de Daillon comte du Lude, sénéchal d'Anjou, et de Jeanne d'Illiers (3). Il fit construire le château de Coulonges l'un des beaux modèles de la Renaissance. On y voit de nombreux anagrammes sculptés Louis et Anne (4). Nous trouverons plus loin les enfants nés de ce mariage. Brantôme parle longuement de tous les membres de cette famille à laquelle il tenait de très près. Sa grand'mère qui l'avait élevé, était Louise de Daillon (fille de Jean de Daillon, sieur de Lude et de Marie de Laval) dame d'honneur de Marguerite de Navarre mariée à André de Vivonne, sieur de La Chataigneraye, sénéchal du Poitou, qui fut un des gouverneurs du Dauphin François (5).
Anne de Daillon fit son testament en 1557. Dans cet acte elle qualifie son mari : haut et puissant seigneur, baron des baronnies de Cahuzac, Montclar, Estissac, Benêt, Bois- Pouvreau, Coulonges les Royaux gentilhomme ordinaire
1. Arch. Hist.de la Gironde, t. xvii, p. 260. Voir au même tome pp. 254, 2^3, deux autres lettres de Louis d'Estissac.