DESCENDANCE DE GILBERT DE MADAILLAN
u chapitre II, nous avons dit que les descendants de Gilbert formaient la branche aînée, et fait connaître les motifs qui nous déterminaient à nous occuper tout d'abord des descendants d'Arnaulton. La postérité de Gilbert sera englobée en entier dans ce chapitre cinquième, car les courtes ramifications qui se soudent à la ligne directe ne nous ont point paru mériter l'ouverture de chapitres spéciaux. Les Madaillan restent classés en cinq groupes qui répondent, croyons-nous, aux exigences de leur histoire.
VIII. — Gilbert (dit Gilberton) de Madaillan, seigneur de Monviel, de La Tour et Monviel, de La Salle de Sauveterre et autres lieux en Agenais, Bazadais, Bordelais, est l'auteur des Madaillan de La Sauvetat proprement dits, de Paris et Gibel à Monflanquin, du Cauze, de Cazeaux et de Bergerac, que nous allons étudier successivement.
!6o LA MAISON Di; MADAILLAN
Gilberton de Madaillan, fils d'Amanieu II et de Jeanne de Lambertye, est co-seigneur de Monviel avec Arnaulton de Madaillan, chef de la branche de Montataire. Il paraît avoir porté les armes dès sapins tendre jeunesse et être resté fidèle au roi de France après Azincourt (i).
Il possédait, à La Saiivetat de Caumont, une seigneurie appelée : La Tour </ Monviel. Il y avait primitivement dans cette bastide une maison de La Tour » construction remar- '<■ quable par son ancienneté et par son importance, située au « milieu de la ville... Cet édifice dut être autrefois une « commanderie de chevaliers du Temple : son architecture « militaire et ogivale, ses fortes murailles et sa ressemblance « avec les autres édifices qui ont appartenu à cet ordre reli- « gieux le font du moins supposer : il est regrettable qu'une '< partie de ce château ait été démolie ; mais le donjon qui '< est encore debout donne une grande idée de ce que fut son « importance première » (21.
Cette maison avait été sans doute réunie par les Madaillan à leur seigneurie de Monviel, sous la dénomination de La Tour et Monviel ; -peut-être en était-elle la principale partie, comme la tour de Madaillan à Sainte-Livrade avait été le chef de la baronnie de Montastruc au xiif siècle, Turrini... qiia- est capnt baronia- loci Montastruci. Le 20 octobre 1773, dans les lettres patentes povir la confection des terriers nous retrouvons encore L.a Tour et Monviel, appartenant, en partie, comme la baronnie de Madaillan, à Gilles de Bardonin, marquis de Pardaillan, baron d'Ail emans ; à Antoine d'Abzac et à Simon de Madaillan, seigneur du Cauze (3). Dans un